Le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, a rencontré les forces vives de la ville de Bobo-Dioulasso ce samedi 29 novembre 2014. Venu avec une forte délégation, le nouveau Premier ministre a pu s’imprégner des attentes des Bobolais au cours d’une rencontre avec les forces vives de la ville dans l’enceinte du palais de la culture.

Pour sa première sortie hors de Ouagadougou après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre derniers, Yacouba Isaac Zida, s’est rendu dans la ville de Bobo-Dioulasso. Accueilli en héros à l’entrée de la ville, le Premier ministre a pu s’imprégner des attentes des Bobolais au cours d’une rencontre avec les forces vives. Bravant la politesse au maître de cérémonie, c’est un Premier ministre bien dans sa peau et dans son treillis militaire qui a tenu à présenter lui-même les membres de sa délégation. Notamment les militaires qui ont des portefeuilles ministériels dans son gouvernement (Boubacar Ba, Auguste Denise Barry, David Kabré). En mode rupture avec le régime déchu de Blaise Compaoré, Yacouba Isaac Zida a salué la bravoure des Burkinabè et des Bobolais.

Pour lui, l’insurrection burkinabè a été favorisée par un certain nombre d’injustices. « Sans prétendre refaire une genèse de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, vous me permettrez de revenir sur quelques faits. La cause première de la cristallisation de la crise est sans conteste la volonté du Président Blaise Compaoré de modifier une fois de plus, les clauses de notre Constitution pour asseoir un pouvoir à vie qui pourrait payer à sa fille Djamillah notre présidence… Au-delà de l’article 37, bien d’autres maux expliquent l’exacerbation de la crise : le chômage endémique de notre jeunesse, les problèmes d’éducation notamment les crises dans nos universités, la vie chère...Toutes ces crises trouvent leur ancrage dans le déficit de gouvernance politique et économique, la trop forte main mise d’une minorité de Burkinabè, d’un clan, d’une famille sur l’appareil politique et sur le système économique…La conjugaison de tous ces facteurs explique la colère, somme toute légitime du peuple notamment dans sa frange jeune », a-t-il rappelé.

Pour honorer la mémoire des martyres tombés au cours de l’insurrection, il a demandé une minute de silence. Suite à la minute de silence, le Premier ministre a tenu à démontrer, preuve à l’appui que l’armée burkinabè est intègre et le demeurera : « Ceux qui doutaient de la sincérité de l’armée peuvent constater que le Président du Faso et le Président du Conseil national de la transition sont tous des civils. L’armée burkinabè est une armée républicaine et intègre ».

Aux forces vives de Bobo-Dioulasso, Yacouba Isaac Zida a lancé un appel à « la mobilisation pour la renaissance d’un Burkina dont nous seront tous fiers ».

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