Encore un enfant enlevé. Agée de 15 mois, Doumbia Balakiss a été kidnappée lundi soir à Abobo par un inconnu.

Moriféré Doumbia est un père inquiet. Sa fillette d’un an et trois mois, Doumbia Moussokoro Balakiss, est introuvable depuis 48 heures. Selon le géniteur, joint par téléphone hier, l’enfant a été emportée lundi après-midi par un inconnu qui l’a kidnappée à l’entrée de la maison familiale au quartier Dépôt d’Abobo. « A 15 h, je m’entretenais avec des gens dans mon salon. Pendant ce temps, mes nièces, Soungbè et Massosso, respectivement âgées de 4 ans et 1 an, jouaient devant la maison avec Balakiss. Quand je suis sorti quelque temps après, j’ai remarqué l’absence de ma fille», relate M. Doumbia. Poursuivant, il indique que c’est grâce au témoignage de sa nièce Soungbè qu’ils ont pu reconstituer les faits. « Elle nous a raconté que l’inconnu est venu jouer avec elles devant la cour. Ce dernier lui aurait remis de l’argent pour qu’elle aille acheter des bonbons. Quand Soungbè est revenue avec les bonbons, l’homme a soulevé Massosso et Balakiss.

Vu que Massosso était plus lourde, il a pris Balakiss. Puis, il a dit à Soungbè qu’il partait acheter du yaourt à la bou­tique pour la fillette», ajoute l’interlocuteur qui ddit avoir porté plainte le même jour au commissariat de police du 32e arrondissement. D’après M. Doumbia, des habitants du quartier auraient aperçu Balakiss en compagnie du quidam. « Après les explications de ma nièce, je me suis dirigé vers la boutique en question. Sur les lieux, on m’a con­firmé qu’un homme était effectivement avec ma fille et qu’il feignait d’appeler au téléphone. Ils ont cru que c’était l’un de mes parents», poursuit-il.

Selon lui, les enfants ont pour habitude de jouer à l’entrée de la maison, mais un tel fait ne s’était jamais produit. « Ma sœur a pris des tickets pour ses filles qui ont échappé de justesse à l’enlèvement, afin qu’elles rentrent au village », révèle Moriféré Doumbia, très peiné. Ce rapt d’enfant est le énième du genre qui se produit à Abidjan depuis quelques semaines. Au moins trois mômes sans vie ont été déjà retrouvés les corps mutilés. Il s’agit de Mareau Bénitier, de Koffi Aurélien et d’Emmanuel Meless. Leurs familles traversent une profonde tristesse. Alors que la police est à pied d’œuvre pour éradiquer le phénomène, les auteurs de ces crimes continuent de semer la désolation. Il appartient donc aux parents de redoubler de vigilance.
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