« Je ne comprends pas moi aussi pourquoi la Cpi aurait du mal à trouver des preuves concrètes de la responsabilité de Laurent Gbagbo dans ce qui s’est passé, alors qu’un travail d’investigation d’un journaliste comme le mien a pu trouver, preuves à l’appui, que Laurent Gbagbo a donné des ordres qui donnent froid dans le dos à des hommes pour qu’ils matent toute tentative d’opposition à son pouvoir ». Et Vlan ! L’ex-journaliste camerounais de la radio britannique, BBC, Saïd Penda, a dévoilé, consciemment ou inconsciemment, l’objectif de son film-documentaire sur le Président Laurent Gbagbo. Aider Alassane Dramane Ouattara et la procureure de la Cpi, Fatou Bensouda, à produire des preuves contre le Gbagbo afin que celui-ci soit condamné. Dès lors, on imagine aisément qui est derrière la brumeuse structure « Sentinelles production » et qui a financé la réalisation du film-documentaire à hauteur de 108 millions fcfa. Ce sont ceux qui ont intérêt à ce que le président Gbagbo soit maintenu en prison à la Cpi, avec à leur tête, Alassane Dramane Ouattara. Et c’est certainement pour convaincre celui qui l’a mandaté de la fiabilité de son travail que Saïd Penda est venu projeter son film-documentaire en Côte d’Ivoire.
Malheureusement pour Saïd Penda et ses commanditaires, ce ne sont pas des affirmations gratuites faites sur fond de mensonges et d’intoxication que veulent les juges de la Cour pénale internationale (Cpi). Comme les autres preuves faites de coupures de journaux et d’extraits de communiqués d’Ong, ces affirmations ressemblent fort bien à des rumeurs sans fondement juridique. Or, les juges ont besoin de faits concrets constitutifs de preuves irréfutables contre le président Gbagbo. C’est cela que les juges de la Cpi demandent à Ouattara, Bensouda et autres. Malheureusement pour eux, ils auront beau chercher, ils n’en trouveront pas. Parce que la communauté internationale dont la France sait très bien que Gbagbo est innocent. Le film-documentaire de Saïd Penda est donc la preuve que Ouattara a perdu la face à la Cpi. Ce film-documentaire peut même être considéré comme un aveu d’impuissance de l’actuel pouvoir ivoirien.

Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr