Le plan commun de mon arrestation. Dans son plan d'action 2016, la direction du Fpi m'a demandé de conduire

une délégation auprès des ivoiriens contraints à l'exil au

Ghana et au Bénin.

À la veille du départ du mercredi 24 Février 2016, Mr Thierry Bouikalo- bi, ancien DG de l'imprimerie nationale et

proche d'Affi N'GUESSAN m'informe à 23 H qu'au cours

d'une séance de dialogue politique avec le PM Ahoussou

Kouadiot Jeannot, il a été révélé que le tribunal d'Abidjan

me recherchait activement.

Mon interlocuteur me demandait alors de sursoir à

mon projet de voyage pour me présenter devant les tribunaux.

Ce que j'ai bien sûr refusé, connaissant les pratiques, quand bien même je ne me reprochais absolument rien.

J'ai donc effectué le déplacement avec 2 autres membres

de la direction du Fpi dans les pays cités.

A quelques jours de notre retour,c'est de nouveau le secrétariat

particulier d'Affi NGUESSAN par de nombreux coups de fil de Dedy Arsène qui demandait à ma famille d'aller chercher un pli

urgent me concernant au cabinet d'Ahoussou Kouadio

Jeannot.

Le pli a été retiré le jeudi 03 Mars 2016 à 9 h. Il

s'agissait d'une convocation datée du 22 février 2016 du

doyen des juges d'instruction du tribunal d'Abidjan me demandant  de me présenter devant lui le 25 février 2016 à 10 H pour " DES FAITS QUI VOUS SONT REPROCHÉS "

sans aucune autre précision. J'ai donc saisi mon conseil qui

a rencontré le juge le 04 mars 2016.

Ce dernier s'apprêtait à mettre en action un mandat

formel d'arrestation et d'amener sans m'avoir expressément

porté une convocation par un officier de police judiciaire.

Une nouvelle date de comparution a été retenue

pour le jeudi 10 mars 2016 à 10 h.

Depuis, des informations à la fois concordantes et récurrentes

font état de la maturation d'un projet de mon arrestation pour activisme politique au sein de la Direction du Fpi et dans le département de Sinfra.

Assoa Adou, Hubert Oulaye, Koua Justin et bien d'autres

dirigeants du Fpi en font suffisamment les frais déjà.

Aussi, ai-je décidé à mon corps défendant, de reprendre

l'aspérité du chemin de l'exil ce dimanche 6 mars

2016, pour ne pas me livrer en pâture à une infernale machine

qui, par ses pratiques à donner de la nausée et par ses

connexions politiques plus que manifestes, a plus d'une

fois fait la preuve de sa partialité.

 

Lia Bi DOUAYOUA Vice président du Fpi

chargé de la veille stratégique.