Le 12 juin 2014, la chambre préliminaire I de la Cour Pénale Internationale a confirmé les charges contre le Président Gbagbo. A la veille de cette décision tristement historique,le Parti de Laurent Gbagbo avait pris soin de produire une déclaration pour exiger sa libération. Mais le jour d'après, cette attente du FPI a été déçue par la Chambre préliminaire I de la CPI.

Alors que tous attendaient une réaction ou du moins une grande annonce du FPI relative à une nouvelle orientation de la lutte adaptée à cette nouvelle donne, c'est curieusement un long silence radio qui est servi aux militants et sympathisants en particulier, et aux patriotes ivoiriens en général. Depuis sa sortie de prison, le président du FPI a pris son bâton de pèlerin pour parcourir le pays, afin de remobiliser les militants à travers meetings et meetings. Face à la nouvelle donne depuis le 12 juin, ces militants du FPI mécontents attendent, sans être encore entendus, de véritables actions concrètes et plus efficaces ordonnées par la direction du parti . Certains vont  jusqu'à douter de la capacité de cette direction, trop timorée selon eux, à mener le véritable combat politique sur le terrain pour engager un véritable rapport de force. Car, estiment-ils, il n'y a qu'un véritable rapport de force démocratique qui puisse obliger l'adversaire à discuter sérieusement et à revoir sa politique. Ils pensent que la clé de la libération du président Gbagbo à long et court terme pourrait se trouver dans un tel rapport de force.
Les jours à venir nous diront si oui non le FPI est encore à la hauteur des espérances des Ivoiriens,quant à sa capacité à mener le combat pour la libération du président Gbagbo, pour une Côte d'Ivoire plus démocratique, plus juste et plus libre.
Claude Ossadi
Correspondant à Paris
Aujourd’hui du Mercredi 18 Juin 2014