Le Centre de Commandement des Décisions Opérationnelles (CCDO), la Force de Recherche et d’Assistance de Police (FRAP), la Brigade de Sécurité de la Gendarmerie, l’Unité de Racket sont quelques-unes des unités de l’armée de Côte d’Ivoire, créées après l’accession de Ouattara au pouvoir.

Ces unités viennent s’ajouter à la Garde Républicaine, au Groupement de Sécurité de la Présidence (GSPR) et le groupement de sécurité de Soro Guillaume.  Selon la Lettre du Continent (LC), dans son dernier numéro paru le 31 octobre 2013, la mise en place desdites unités a coûté en armement, moyens logistiques et de communication, au moins 200 milliards de F.Cfa à l’État de Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui, à l’heure de la restructuration de l’armée ivoirienne, le général français Bruno Clément-Bollée, à qui le dossier a été confié, comprend que la tâche ne sera pas aisée. La LC révèle que c’est au mois de septembre dernier que l’officier supérieur français à la retraite s’est vu confier le dossier.

Mais à mesure que le temps passe, il se rend compte que la reforme en profondeur de l’armée ivoirienne est dans l’impasse, à cause de l’autonomie de ces nouvelles unités, qui sont surtout dirigées par des ex-chefs de la rébellion des Forces Nouvelles « qu’il est aujourd’hui délicat de déloger », fait savoir le bi-hebdomadaire français.

L’autre difficulté pour Bruno Clément-Bollée, c’est la lenteur du programme Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (DDR) qui amène les 60.000 ex-combattants à se plaindre, malgré son budget de 90 milliards de F.Cfa qui doit s'étendre jusqu’en 2015. La LC affirme que ces ex-combattants sont accusés d’être les auteurs des attaques dans l’ouest et le nord du pays.

Une situation qui suscite l’inquiétude de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Mais si au terme de son étude du dossier, le général français acceptait la mission de la reforme de l’armée ivoirienne, qui doit durer plusieurs mois, il devra être nommé DGA de l’Autorité de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (ADDR) et conseiller spécial de Ouattara.

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