Publié le vendredi 6 juin 2014  |  Notre Voie  05:47:55

L’un des indicateurs qui permet de savoir si un dirigeant
est démocrate ou dictateur, c’est le traitement que ce dirigeant accorde à son opposition. Sous une dictature, les opposants sont traqués tandis que le pouvoir démocratique crée les conditions d’épanouissement de l’opposition. Comme tout bon démocrate, le président Laurent Gbagbo n’a jamais persécuté ses opposants. La preuve, en dix années de présidence, l’ancien chef de l’etat n’a pas jeté un seul opposant en prison. Pourtant, il avait mille raisons de
traquer cette opposition qui s’est dotée d’une branche
armée pour conquérir le pouvoir d’etat. La rébellion
armée de septembre 2002 a porté le glaive au coeur
de la mère-patrie et commis des crimes odieux. en
sa qualité de chef de l’etat, chargé par la constitution
de défendre la république et ses lois, le président
Gbagbo aurait pu faire arrêter tous les parrains et laudateurs
notoirement connus de cette rébellion sanguinaire
qui a endeuillé des milliers de famille. Les
rebelles et leurs parents se pavanaient librement
dans les zones gouvernementales sans être inquiétés.
Les journaux pro-rebelles qui faisaient la promotion
des crimes de la rébellion n’ont pas été inquiétés
pour leurs écrits. Le chef de l’etat ayant décrété la liberté
d’expression et fait le pari de ne pas mettre inquiéter
quelqu’un pour ses écrits ou ses opinions.
Gbagbo prônait la paix, la liberté et la démocratie.
Contrairement au président Gbagbo, l’actuel chef de
l’etat a clairement montré son aversion pour la démocratie.
Dès sa prise du pouvoir, ouattara a engagé
une guerre féroce contre ses opposants et particulièrement
le fpi dont environ 700 militants et sympathisants
croupissent en prison depuis plus de trois ans
sans jugement. outre les prisonniers politiques,
ouattara et sa machine de répression maintiennent
plusieurs milliers d’ivoiriens en exil. Sous ouattara,
les libertés sont confisquées et l’opposition n’a pas
droit à la parole encore à un financement. Sous ouattara,
les medias d’etat sont embrigadés et les débats
contradictoires sont formellement interdits même au
sein du parlement monocolore dont il s’est doté. Autant
dire qu’entre Gbagbo et ouattara, c’est le jour et
la nuit.