Concernant les projets artistiques, l’artiste a signifié qu’il démarre une tournée en décembre. « Je dois aller pour les ”Discop” (un marché de cinéma) qui se passent en Afrique du Sud, pour présenter notre palmarès, depuis les ”Guignols d’Abidjan”, en passant par ”Ma famille”, les studios 225, les productions que j’ai faites en dehors de la Côte d’Ivoire, etc.

C’est la somme de tout ça qui sera en attraction. Je pars avec la délégation ivoirienne, qui est composée de trois professionnels du cinéma. Guy Kalou et Akissi Delta. Après l’Afrique du Sud, on sera au Congo pour un autre festival qui va commencer à Brazzaville pour prendre fin à Oyo, dans le village natal du président de la République, Sassou N’guesso. J’ai un tournage de film à terminer à Lomé. »


Concernant sa relation avec Akissi Delta


« Je voudrais préciser que le projet « Ma famille » est une initiative de Delta. Elle a eu besoin de nous pour le faire fonctionner, et nous avons travaillé sur le projet. A cet effet, elle a fait appel à des acteurs qu’elle connaissait déjà, et nous avons tous répondu à son appel de façon spontané (…) Le film a réussi, au point où l’exploit est allé même au-delà de nos attentes (…) Mais, il fut un moment où Delta était fatiguée et manquait d’inspiration.

C’est comme ça qu’elle a arrêté », a martelé Doukrou avant de justifier son intégration dans sa nouvelle structure « Nous avons été sollicités par une autre structure parce que nous sommes en free-lance, et nous vivons de ce travail(…) Là-bas aussi, le contrat est à terme. Actuellement, Delta a fini d’écrire la suite de ”Ma famille” et plus d’une centaine d’épisodes sont prêtes. Elle nous a déjà contactés. Chacun a donné son accord. Je veux parler de ceux qui sont là, car vous êtes sans savoir qu’il y a eu des décès dans le groupe. Pour le reste, tout le monde a donné son accord par rapport à une reprise. Si je m’en tiens au programme, nous devrons pouvoir reprendre le tournage au mois de décembre ou janvier prochain.

Le cinéma ivoirien

« Peut-on parler de cinéma en Côte d’Ivoire? C’est un dossier assez large, très lourd et brûlant à la fois. Nous, c’est le métier que nous avons choisi, parce que quand tu pars du théâtre, l’aboutissement, c’est le cinéma. Aujourd’hui, le cinéma est en train de mourir, puisqu’il n’existe plus de salle. Les salles ont fait place aux églises.

Même si on a un film sous la main, on ne sait plus où le diffuser. Par contre, le Burkina Faso a maintenu ses salles de cinéma, au point où si aujourd’hui on a un film sous la main, on est obligé d’aller le projeter soit au Burkina, soit dans un autre pays comme le Cameroun. Ce n’est pas normal qu’un grand pays comme la Côte d’Ivoire n’ait pas salle de cinéma. Les grandes salles de cinéma qu’on a connues par le passé sont transformées en églises. »

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