A quelques jours de la seconde  audience de confirmation ou d'infirmation des charges contre Gbagbo, une autre attaque des FRCI à Grabo par des assaillants vient d'être annoncée. Cette attaque  paraît bien curieuse en ce moment précis où un calme apparent régnait dans le pays. Faudrait-
il mettre en rapport cette attaque et ce qui se passe du côté
de la Cour Pénale internationale? Une telle mise en rapport n'est pas à exclure dans le feuilleton politico-judiciaire qui se déroule à la Haye, et dont l'issue heureuse devrait être dans les jours à venir la libération du président Laurent
Gbagbo pour non confirmation des charges saugrenues de la Procureur Fatou Bensouda. Veut-on par cette énième attaque amener les juges de la Chambre préliminaire I à se convaincre que les partisans de Gbagbo sont toujours
en armes et continuent de ruminer leur vengeance, et qu'ils
passeront à une vitesse supérieure dans l'exécution d'un plan de déstabilisation du régime Ouattara, pour ramener Laurent Gbagbo au pouvoir par les armes. Il y a bien de raisons de s'incliner devant une telle hypothèse. Car dans cette confrérie des BAGOUSOU (sorciers, selon le mot du professeur
DEDI SERI), tous les coups sont permis et la fin justifie les
moyens. Notons que Fetai, un village de Grabo dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire a été attaqué par des inconnus, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier. Il s'agit
de la deuxième incursion violente en trois mois dans cette région frontalière du Liberia. En février, quatre soldats ivoiriens avaient été tués dans une attaque similaire
perpétrée par des "assaillants non-identifiés" contre les
forces de sécurité ivoiriennes à Grabo. Abidjan avait alors affirmé que "la vingtaine d'assaillants" étaient venus du Liberia, suscitant un vigoureux démenti de Monrovia qui avait parlé d'un " problème purement ivoirien". Paradoxe, c’est toujours à la  veille des audiences, à La Haye que ces attaques surviennent.
source Aujourd’hui  du Samedi 17/05/2014