«Je vous demande de suspendre ce mot d’ordre de
grève, si tant est que vous me considérez comme votre intermédiaire », c’est l’invitation faite avant-hier, par le ministre de l’enseignement supérieur, Gnamien Konan, aux enseignants de la coordination nationale des enseignants chercheurs de Cocody (Cnec), qui observent une grève depuis plus d’une semaine.

Malgré la requête, hier les cours n’ont pas repris à l’université Félix Houphouët Boigny. Selon des grévistes approchés, seule une assemblée générale extraordinaire annoncée pour les jours à venir,décidera de la poursuite ou de la suspension du mouvement de grève. « Que le ministre Gnamien Konan arrête de dire qu’après la suspension de notre grève, le gouvernement va dans les 24 heures qui suivent, procéder à la satisfaction de nos revendications », ont vite fait de prévenir les enseignants
grévistes, car notent-ils,« notre secrétaire général, le Pr
Ouattara Mamadou a opposé une fin de non recevoir au ministre et nous nous en tenons à cela », ontils martelé.

Pour rappel, les enseignants de l’Université Félix Houphouët-Boigny réclament le paiement des arriérés des heures
complémentaires qui s’élèvent à 3 milliards 250 millions FCFA pour cette seule université. Aux dernières nouvelles, la grève aurait gagné l’université de Bouaké après celle d’Abobo-Adjamé.
GAS
19/06/2014