Les agents du ministère de la Construction, de l’Urbanisme et de l’assainissement ont entamé depuis le mardi 4 mars 2014 une grève de 72 heures pour réclamer le paiement de leurs primes indiciaires trimestrielles qui varient de 500 000 à 1,5million de F Cfa. Au cours de la première journée donc, 10 manifestants ont été arrêtés dans la cour de la Tour D au Plateau et conduits à la préfecture de police selon Sian Franck, Secrétaire général adjoint du Syndicat libre des Agents de la construction (Sylac). «C’est inacceptable que des agents qui ne sont pas des voleurs soient arrêtés et des journalistes de RFI brutalisés, leurs appareils de travail confisqués par les forces de l’ordre », a-t-il dénoncé. Et de confirmer qu’un préavis de grève a été déposé et les multiples rencontres entre les agents et le ministère n’ont rien donné. « La grève est belle et bien effective et nous voulons le paiement de nos primes », a-t-il souligné ajoutant que les forces de l’ordre n’ont eu aucun égard pour les femmes. Cependant, il faut rappeler que lesdits agents avaient observé un mot de grève à la japonaise de 72 heures, le mardi 3 décembre 2013, et n’avaient pas eu gain de cause. Mais cela n’a eu aucune incidence sur Amani Michel, porte-parole des grévistes et ses camarades. C’est dans ce cadre qu’il avait décidé de remettre le couvert mais en s’organisant davantage. C’est dans cette perspective aussi qu’une assemblée générale avait été prévue pour le jeudi 12 décembre 2013 en vue de débattre des dispositions à prendre pour que leur mouvement connaisse un franc succès, mais surtout que leurs doléances soient satisfaites. Précisons que les agents demandent à leur ministre, le paiement de leur prime trimestriellement en lieu et place de la payer semestriellement. Ils souhaitent également que la répartition de cette prime se fasse sur la base indiciaire.
Publié le mercredi 5 mars 2014 | Le Figaro d`Abidjan