Face à la menace de la grippe aviaire en Côte d'Ivoire, des commerçants véreux utilisent une pratique malsaine pour vendre leurs poulets atteints du virus H5N1

 

Les consommateurs Ivoiriens doivent désormais faire attention à la viande de poulet qu'ils consomment dans les maquis et autres espaces de restauration. En effet, selon certains témoignages, des vendeurs de poulets et certaines restauratrices utilisent les poulets morts de la grippe aviaire pour les soumettre aux consommateurs. 

 

Comment savoir qu'un poulet est atteint du virus H5N1 ? 

 

Selon les spécialistes de la filière avicole, la chair du poulet atteint du virus est de couleur rouge. En effet, lorsque le poulet n'est pas égorgé, donc vidé de son sang, soutiennent les spécialistes, son sang se propage dans tout son corps. Ce qui explique la couleur rouge des morceaux de poulets. 

 

Certains consommateurs ont confirmé cette assertion. Dans certains maquis de Yopougon, ils affirment avoir consommé du poulet Kedjenou dont certains morceaux qui s'y trouvaient étaient de couleur rouge.  

 

Depuis le 24 juillet, le virus H5N1 a fait sa réapparition en Côte d’Ivoire, après une première épidémie en 2006. 

 

Afin de prévenir une plus large propagation de la maladie, le gouvernement ivoirien a décidé d’un plan d’urgence : une soixantaine de marchés de la commune d’Abidjan seront inspectés et désinfectés, l’opération devrait s’intensifier et s’élargir au reste du pays. Une aide financière est également attendue de la part des bailleurs de fonds, à l’instar de la Banque africaine de développement qui a promis une enveloppe d’un million de dollars (920 000 euros) et du FAO (Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) qui doit débloquer 100 000 dollars (92 000 euros).

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