Beaucoup de propos contradictoires circulent sur la consommation d'alcool pendant la grossesse. Que sait-on réellement des risques encourus et quelles dispositions sont à prendre ?

Ce qui est sûr
La consommation d'alcool pendant la grossesse présente des risques pour le bébé : la toxicité du produit se manifeste tout particulièrement au niveau du système central. Des effets délétères sur le développement mental ou neurologique et sur le poids de naissance de l'enfant ont été mis en évidence pour des consommations à partir de 2 verres par jour. Et une consommation excessive, même occasionnelle, est également liée à des déficits cognitifs. Enfin, un niveau d'alcoolisation très élevé peut engendrer un syndrome d'alcoolisation fœtale, qui se caractérise par un retard de croissance, des anomalies craniofaciales et des troubles comportementaux et cognitifs, à des degrés plus ou moins marqués.

Ce qui l'est moins
En l'état actuel des connaissances, il est impossible de définir un niveau de consommation qui serait sans risque pour l'enfant. Ainsi, impossible d'affirmer que le verre d'apéritif ou la coupe de champagne que vous projetez de boire dimanche avec vos amis, aura à coup sûr des conséquences négatives sur la santé de votre bébé... À vous de décider... Peut‑être pouvez‑vous tremper vos lèvres dans le verre de votre compagnon pour trinquer à la grande nouvelle puis poursuivre la soirée avec un cocktail de fruits ?

Ce qui est vivement conseillé
Au regard des risques et selon le principe de précaution, les autorités sanitaires recommandent aux femmes françaises de s'abstenir de toute consommation d'alcool pendant la grossesse, puis durant toute la période de l'allaitement.17 à 25  % des Françaises continuent de boire régulièrement de l'alcool alors qu'elles sont enceintes, malgré le message désormais largement martelé « Zéro alcool pendant la grossesse ».
Source : topsante