Un Chinois avait trouvé une source lucrative de revenus en menaçant de se précipiter du haut de diverses tours du pays, mais il a été démasqué et arrêté. Sur les réseaux sociaux, il déclenche la polémiques entre admirateurs et détracteurs.

Âgé de 47 ans et nommé M. Li, le faux suicidaire apparaît sur diverses photos de presse prises sur des chantiers d’immeubles élevés, d’où il menaçait de sauter s’il n’obtenait pas de compensation financière. Les médias l’ont surnommé de façon ironique «Frérot-le-défenestré».

Cet ancien installateur de climatiseurs est suspecté d’avoir sévi dans au moins sept provinces chinoises depuis 2011, privilégiant des rues passantes pour augmenter l’impact de son chantage. Il parvenait à soutirer de l’argent aux sauveteurs ou aux propriétaires des édifices.

Les journaux chinois publient souvent des photos de personnes suicidaires sur le rebord d’une fenêtre ou d’un échafaudage, la Chine ayant l’un des plus forts taux de suicide du monde selon des données officielles.

Après être parvenu à extorquer au total 12.000 yuans (1.540 euros), M. Li a été reconnu et interpellé dans la province du Jiangxi, alors qu’il rejouait son numéro au sixième étage d’un immeuble en construction.

« Qu’on le laisse sauter »
Des internautes ont salué «le sens aigu des affaires» de M. Li, mais d’autres ont vu dans ses extorsions une preuve de la «dégénérescence morale de la Chine», une idée dans l’air du temps chez beaucoup de Chinois qui sont persuadés que le développement économique s’accompagne d’une perte des valeurs de probité mises en avant sous le maoïsme.

D’autres internautes étaient plus sarcastiques: «Qu’on le laisse sauter!», proposait l’un d’eux.
Source : AFP