Etes-vous un travailleur indépendant? Travaillez-vous à votre compte depuis au moins deux ans ? Avez-vous déjà pensé à vous relocaliser ailleurs tout en ayant la possibilité de poursuivre l’activité autonome que vous occupez actuellement dans votre pays ?

Si vous avez répondu positivement à toutes ces questions, sachez que la province du Québec dispose d’un programme d’immigration spécialement destiné aux travailleurs autonomes venant des quatre coins du monde et intéressés à créer leur propre emploi ainsi qu’ à faire de la Belle Province, leur nouveau lieu de résidence. La suite de cet article vous en dira davantage sur ce programme des gens d’affaires, moins connu mais bien plus accessible que les fameux programmes d’entrepreneurs et d’investisseurs du Québec, dont la popularité au fil des années ne cesse de croître.

Qu’entend-on par travailleur autonome ?

Pour espérer être un potentiel candidat au Programme des Travailleurs autonomes du Québec, vous devez avoir plus de 18 ans et choisir la Province du Québec pour venir y exercer votre profession de travailleur indépendant. Que vous soyez chef cuisinier, consultant en informatique, pharmacien, gestionnaire d’hôtel, propriétaire d’une boutique, d’un restaurant ou d’un immeuble à logements… une opportunité de commencer une nouvelle vie au Canada existe peut-être pour vous !

Comment se qualifie-t-on ?

Tout d’abord, vous devez savoir que votre éligibilité au programme est basée sur un certain nombre de facteurs tels que votre formation, votre âge, votre expérience professionnelle, vos connaissances linguistiques, vos liens avec le Québec, votre capacité d’autonomie financière, la faisabilité de votre projet d’affaires, les caractéristiques du conjoint/e ou de l’époux/se qui vous accompagne, vos capacités d’adaptation… Tous ces facteurs sont évalués et doivent vous permettre d’obtenir suffisamment de points à une grille de sélection pour faire ainsi de vous, un candidat éligible.

Votre expérience professionnelle en tant que travailleur autonome se doit d’être de deux ans au minimum. Cette dernière doit avoir été acquise à votre compte, à temps plein (à raison de 30 heures par semaine au minimum) et pendant une durée d’au moins 24 mois. En tant que travailleur autonome et candidat à l’immigration, vous devez disposer d’un avoir net d’au moins 100 000 dollars canadiens auquel cas, votre demande ne sera pas considérée.

Que faire si votre profession est réglementée au Canada ?

Vous êtes comptable, agent immobilier, infirmière à domicile… ? Alors votre métier est bel et bien réglementé au Canada et c’est à vous que revient la responsabilité de vous informer sur les conditions d’exercice de votre profession au Québec. Dès la soumission de votre dossier d’immigration, pensez à amorcer vos démarches en vue d’obtenir au Québec, un permis d’exercice ou un certificat de compétences.

De plus, certains métiers, bien qu’ils ne soient pas réglementés présentent des contraintes d’accès qui peuvent rendre difficile l’intégration au marché du travail québécois à titre de travailleur autonome. Par exemple, un journaliste pigiste aurait des chances d’être accepté comme travailleur autonome. Cependant, s’il peut obtenir des mandats avec des journaux ou des magazines locaux, il pourrait rencontrer des difficultés à obtenir des contrats juteux avec des médias d’influence s’il n’a pas de certification ou d’accréditation reconnue par l’industrie.

Travailleur autonome versus Entrepreneur

Il est fréquent d’entendre les termes « travailleur autonome » et « entrepreneur » utilisés sans distinction, comme si ces derniers étaient des synonymes. En termes d’immigration canadienne, il existe une nette différence entre ces deux professionnels.

Les entrepreneurs qui viennent au Québec pour créer ou acquérir une entreprise, contrôleront avec leur époux/se ou conjoint/e de fait, au moins 25% des capitaux propres de l’entreprise ; le pourcentage de capitaux propre devant valoir au moins 100 000$. Cette entreprise devra créer au moins un emploi pour une personne (citoyenne canadienne ou résidente permanente du Canada) ne faisant pas partie de la famille immédiate de l’entrepreneur.

Le travailleur autonome lui, est sélectionné pour son intention de se créer un emploi au Canada et sa capacité à mener à bien un tel projet mais en aucun cas il n’est attendu de lui qu’il devienne un employeur. S’il souhaite immigrer au Québec, il peut exercer n’importe quel métier listé dans la Classification Nationale des Professions du Canada (CNP). En revanche, si son désir est de s’établir à l’extérieur de la province du Québec, pour se qualifier, il devra obligatoirement travailler dans le domaine culturel, sportif ou acheter et exploiter une ferme au Canada.
Vous êtes un travailleur autonome et pensez être éligible à une immigration au Canada ? Contactez-nous pour en être certain !

Le genre masculin est utilisé dans cet article sans aucune discrimination et dans le seul but d’alléger le texte.
Le 7 Mars 2014

Danielle ELLEOUET – Rédactrice-
Consultante Réglementée en Immigration Canadienne
Immigrer au Canada: www.step-in-canada.com
Email: info@step-in-canada.com
Skype: step-in-canada
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