il y a un fort recul de la démocratie en Côte d’ivoire depuis qu’il s’est emparé du pouvoir, le 11 avril 2011. Cela, alassane
ouattara, qui va prendre la parole, aujourd’hui, à la tribune
de l’organisation des nations unies à new York, ne le dira pas. il affirmera plutôt devant la 69ème assemblée générale de l’onu que la crise politique que le pays a connue à la
suite de l’élection présidentielle de 2010 est un
vieux souvenir. Que les signaux seraient tellement
verts au plan économique et politique que la Côte
d’ivoire sera un etat « émergeant » en 2020.
mais un tel discours sonne faux parce que la réalité
sociopolitique ivoirienne actuelle est différente.
alassane ouattara est dans une logique de
conserver le pouvoir d’etat acquis par la force des
armes avec l’appui de l’armée française. il a choisi
de vicier les conditions d’une élection présidentielle
juste et transparente en 2015. l’attestent la recomposition
récente du Conseil constitutionnel à son avantage et son refus d’une Commission électorale consensuelle pour organiser des élections transparentes en 2015.
depuis 2011, les ivoiriens vivent sous un régime
d’exception caractérisé par l’insécurité et les violations
des droits humains commises par les milices armées pro-ouattara dans une impunité totale. le massacre des déplacés
internes Wê de nahibly (duékoué) constitue un exemple édifiant. C’était le 20 juillet 2012.  des frci, dozos et autres
miliciens pro-ouattara ont attaqué le camp des
quelque 2500 déplacées  faisant des morts, des
blessés et des disparus. les enquêtes promises
par le gouvernement ouattara ne sont jamais
venues. les chefs locaux des frci et les dozos à
duékoué n’ont jamais été inquiétés par la Justice. la
preuve que le régime ouattara rime avec la violence
et l’impunité. autre réalité, des centaines de
prisonniers politiques croupissent dans les
geôles du pouvoir d’abidjan. Sans jugement depuis
plus de trois ans. tous sont proches ou soupçonnés
comme tels de l’exchef de l’etat, le président
laurent Gbagbo. depuis quelques jours, plus de
300 de ces prisonniers observent une grève de la
faim pour protester contre leurs conditions inhumaines
de détention à la maison d’arrêt d’abidjan
(maca)

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