En le citant nommément, il a indiqué au passage que ce pont qui reliera à nouveau l'île de Jacqueville au continent et au reste de la Côte d'Ivoire est un symbole. .

nous le savons également en 2009, l'ancien Président Laurent Gbagbo avait également pris l'engagement et essayer de démarrer les travaux de construire de ce pont. Donc voyez vous, ce pont est un symbole. Toute la lignée politique de Côte d'Ivoire, Houphouët Boigny, Henri Konan Banny, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara," a déclaré Ouattara.

Justifiant le nom de baptême de l'ouvrage dénommé, "Philippe Grégoire Yacé", Ouattara a rappelé que le Président Philippe Grégoire Yacé était "un homme de consensus, un mien, une élégance, une intelligence et toujours dans le sens de faire en sorte que les choses avancent entre nous tous ivoiriens."

OUATTARA a également rassuré les populations des 3 A que la traversée de ce pont ne sera pas payante.


Le pont de Jacqueville
Officiellement, le 8 juillet 2009 a marqué le début des travaux du pont de Jacqueville, confié à l’entreprise égyptienne Arab Contractors. Cet édifice public est le plus ancien parce qu’il date de plus de cinq années. Un chantier qui a connu plusieurs difficultés dans son exécution. D’abord, il y a eu le refus de certaines autorités traditionnelles (les peuples allandjan, aïzi et akouri – les 3A) de désenclaver leur région. Les barques étant les seuls moyens d’accès à cette île sablonneuse, détachée de la terre ferme à la faveur de la construction du canal de Vridi. Puis des conflits se sont déclenchés entre populations villageoises et pouvoirs publics. On a aussi parlé de l’abandon du chantier pour des pesanteurs spirituelles. Et enfin, la crise postélectorale, avec ses revers, et la politique ont pris le dessus. Des chocs qui ont pesé sur la bonne marche du projet.
En février 2013, l’on n’était qu’à 40% de taux de réalisation, quatre années après le démarrage du chantier, sans que les travaux n’aient réellement avancé des mois après. Dans son édition de septembre 2013, Côte d’Ivoire Economie classait le pont de Jacqueville au titre «des vastes projets… presque à l’arrêt», voire à l’abandon. Depuis, le gouvernement ivoirien, conduit par son Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, a pris le devant pour donner un coup d’accélérateur à son édifice public. Comme une renaissance pour le pont de Jacqueville, redimensionné à 608,10 mètres de long et 10 mètres de large. Des ressources financières ont été urgemment débloquées pour que ce projet de 18,6 milliards de francs CFA aille de l’avant. Le 6 juin 2014, le chef du gouvernement ivoirien a effectué une visite de terrain pour voir les choses de plus près. «Nous sommes présentement à 70% d’exécution. (…) Nous envisageons de terminer l’ouvrage entre novembre et décembre 2014», avait-il précisé. L’échéance est-elle tenable ? A quelque quatre mois de la deadline, trois équipes de techniciens et ouvriers travaillent en alternance, nuit et jour, pour tenir la promesse du Premier ministre. Soulignons que ce pont a été réévalué à près de 22 milliards de francs CFA