« Avant l’institution de l’Autorité pour le désarmement la
démobilisation et la réintégration des ex-combattants
(Addr), je faisais le désarmement de mes éléments.
Maintenant, cette structure a été mise en place et on
refuse de me prendre en compte dans le programme
de désarmement.

Pourtant, il y a des ex-combattants qui ont été reprofilés, mais, qui détiennent toujours des armes. Certains ont été intégrés, mais font des braquages, et ceux qui n’ont pas été intégrés ont toujours leurs armes.» Kaboré idrissa, le représentant des ex-combattants frci de san Pedro a fait cette révélation vendredi dernier, au centre
de recherche et d’action pour la paix (cerap) à cocody
mermoz.

c’était à l’occasion de la cérémonie de restitution de l’étude de base sur la perception réciproque ex-combattants-populations réalisée à Duékoué, san pedro et tabou et commanditée par l’Addr. comme Kaboré idrissa, Koné ibrahim,venu de tabou, au nom des ex-combattants frci n’a pas eu la langue à la poche.
« On est indignés de la façon dont les choses sont faites.
Je suis à Prolo, à la frontière du Liberia et j’ai fais l’université
de Bouaké. Mais, je n’ai pas été intégré, je ne suis
pas pris en compte dans le processus ddr, les promesses
qui nous ont été faites n’ont pas été tenues », se plaint il. Pour Youdé Guy Blanchard, ex-élément d’un groupe d’auto défense de Duékoué, comment leur demander de désarmer alors que les dozos sont toujours armés.cette étude réalisée par search for common Ground et initiée par l’Addr a pour objectif d’avoir une idée des relations entre les e x - c omb a t t a n t s f r c i ,groupes d’auto défense et les populations, de connaitre les problèmes auxquels ils sont confrontés en vue de trouver des solutions. à cette occasion, Kéi edouard représentait le directeur de l’Addr. un autre ex-combattant issu d’un groupe d’auto défense de Duékoué a fait remarquer que, si les autres ex-combattants ne sont pas pris en compte dans le processus ddr, cette situation fera des jaloux.
vincent DEh
notre voie du lundi 23 juin 2014