La folle journée du mardi 24 mai dernier aura marqué à jamais les ex-combattants non intégrés dans l’armée et plus singulièrement, ceux de Bouaké. Ainsi, de peur de subir le même sort que leurs camarades tombés lors des affrontements qui les a opposés aux forces de l’ordre, plusieurs manifestants ont pris la clé des champs depuis ce triste événement.

 

 

Ne plus se présenter en public jusqu’à ce que la tension baisse. Tel semble le mot d’ordre des ex-combattants qui ont déserté la ville de Bouaké, après la répression sanglante du mardi 23 mai des forces de l’ordre. Craignant d’être interpelés, ils ont décidé de se réfugier dans les villages environnants de la ville ou quitter carrément la localité. Car, notons qu’après cet événement qui a une fois de plus endeuillé de nombreuses familles, plusieurs patrouilles ont suivies  pour interpeller les manifestants.

 

Rappelons que les démobilisés avaient bloqué, depuis le lundi 22 mai dernier, le corridor sud de la capitale du Gbêkè pour exiger du gouvernement, 18 millions chacun.