Alors qu'il était totalement éméché, il fallu une raison assez banale à un policier  en service au groupement mobile d'intervention (GMI) pour commettre l'irréparable, ce dimanche de tout repos à Abobo; commune habituellement sujette à toute sorte de maux et de violences. L'individu revenait d'une buvette comme à son habitude.

Mais lors d'un échange avec un petit groupe de jeunes assis dans son quartier, il a volontairement ouvert le feu sur l'un d'eux, causant immédiatement sa mort.

 

Des explications poussées et convergeant tous dans le même sens, le policier  en civil, en revenant d'une longue flânerie par les maquis, avait demandé au groupe de jeunes rencontrés sur place, et qui prenaient plaisir autour d'une préparation de thé, à boire une tasse. Sans hésitation, on lui offrit alors ce plaisir.

 

Sauf que le soulographe en demandait et redemandait encore. 

 

Au premier refus donc, l'individu réputé pour son état constant d'ébriété, s'en servira automatiquement comme raison valable pour brandir son arme avec ostentation. Des témoins oculaires, " il exécutera sans autre raison deux tirs de sommation, avant de loger mortellement le troisième dans le corps d'un membre du groupe".

 

Quand le drame se produit, s'installe automatiquement un état de choc chez toutes les personnes. Le mis en cause est à cet instant copieusement rossé, avant de se faire exfiltrer par la police du 15ème arrondissement.

 

La haute hiérarchie saisie des faits en début de soirée, a ordonné le transfert du policier  ivrogne à l'école nationale de police. Une enquête ouverte immédiatement confirmera les faits, avant sa condamnation.

 

Pour l'heure, la commune d'Abobo est à nouveau endeuillée par une triste histoire qui restera dans les annales. Également elle est animée par une humeur hostile aux forces de l'ordre.