La Cour pénale internationale (CPI) n’en démord pas malgré l’intention affichée du président ivoirien Alassane Ouattara de ne plus transférer ses compatriotes devant cette juridiction. En effet, contacté via internet par La Diplomatique d’Abidjan (LDA), sur la situation de ses enquêtes en Côte d’Ivoire, la Cour a réagi sans ambages, à travers son Coordonnateur chargé de la sensibilisation en Côte d’Ivoire, Jean-Michel Beaucher : "Bien entendu, les enquêtes du Bureau du Procureur de la CPI en Côte d’Ivoire se poursuivent et comme l’a souvent rappelé le Procureur de la Cour Mme Bensouda, dès qu’elle aura récolté suffisamment d’éléments de preuve pour demander l’émission de nouveaux mandats d’arrêt, elle le fera", a déclaré M. Beauché.
"Le Bureau du Procureur poursuit ses activités en toute indépendance et impartialité, et comme l’a récemment mentionné (la procureure) Fatou Bensouda, le Bureau du procureur compte intensifier ses activités d’enquête concernant les autres parties aux violences post-électorales au cours de l’année 2015".
Mais bien avant, Jean-Michel Beaucher a pris soin de rappeler qu’"qu’en l’état actuel des choses, la Cour Pénale Internationale (CPI) a émis trois mandats d’arrêt publics (concernant le dossier ivoirien) : il s’agit des mandats à l’encontre de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et de Simone Gbagbo".
Du coup, l’usage du terme "autres parties" par ce haut fonctionnaire de la CPI pourrait tout simplement signifier que les personnes visées par ces enquêtes peuvent être de tous les camps sauf celui de l’ex-président Laurent Gbagbo, qui est en attente de son procès à La Haye. En attendant les résultats!
Abdoul Razak Dembélé
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