« En tant que jeunes, notre devoir est de nous battre pour obtenir la libération de
Gbagbo, et non de rentrer dans une quelconque compromission ». Le secrétaire
national intérimaire de la jeunesse du Front populaire ivoirien (Jfpi), Justin Koua,
a exhorté les jeunes à un engagementferme pour la libération du président Laurent
Gbagbo, injustement détenu depuis plus de deux ans, à La Haye. C’était au cours d’une
rencontre avec les responsables de la Coalition des jeunes réconciliés pour la
paix et la réconciliation, hier, au QG du Fpi, à Cocody-Attoban. Koua a indiqué que la
libération du président Gbagbo sera un catalyseur pour la réconciliation entre
les filles et fils de la Côte d’Ivoire. « Pourquoi allez chercher loin alors que la solution
est là? », s’est-il interrogé en allusion à la réconciliation nationale.
Le leader de la JFpi a décrit le calvaire des militants du Fpi sous le régime Ouattara.
Il a évoqué les arrestations arbitraires, les intimidations, les manoeuvres d’exclusion
et les cas d’assassinat. « Lorsque vous arrivez au QG, à première vue, vous
pouvez dire que tout va bien. Parce que les gens ne sont pas boiteux. Mais quand
vous jetez un coup d’oeil sur l’état du siège, vous comprenez tout de suite que ce parti
est meurtri », dira-t-il. Avant de se demander : «Comment peut-on parler de réconciliation,
là où Simone Gbagbo, Charles Blé Goudé, Jean Yves Dibopieu et d’autres Ivoiriens sont en prison,
parce que, ils ont travaillé avec Laurent Gbagbo ». Justin Koua a soutenu que la JFpi ne peut pas servir de faire valoir sur la scène politique. Aussi se refuse-t-elle de déroger à son exigence de la libération de Laurent Gbagbo pour toutes discussions sérieuses sur la réconciliation nationale. Le président
de la Coalition des jeunesses réconciliées pour la paix et la réconciliation, Roland Silué, et ses camarades
sont venus inviter JustinKoua à prendre part à un meeting organisé dans le cadre de la réconciliation.
César E