Publié le 16 Décembre

Publié le 16 Décembre

La nomination d’une personnalité au poste de Ministre de la Réconciliation avait été l’annonce forte du discours d’investiture de Ouattara le 14 décembre 2020. En nommant à ce poste Kouadio Konan Bertin, Alassane Ouattara fait un pied de nez à l’opposition et donne dans la provocation.

Enième affront à l’opposition, posture bravache, volonté de voir perdurer la crise politique, c’est ainsi que pourrait indéniablement s’expliquer la nomination de Kouadio Konan Bertin au poste de Ministre de la Réconciliation Nationale.

 

Sinon que recherche finalement le chef de l’Etat en nommant son challenger tant décrier pour mener le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire ?

 

Retournée dans tous les sens, la nomination de KKB est une bravade d’Alassane Ouattara, un véritable pied de nez à l’opposition. Plus qu’à l’opposition, c’est à Henri Konan Bédié qu’Alassane Ouattara lance un énième défi politique. En effet, s’il y a une personne que le Président Bédié ne recevra pas de sitôt, c’est bien KKB.

 

Du dépôt de sa candidature à l’élection du 31 octobre 2020, KKB avait subitement érigé Bédié en souffre-douleur, délaissant curieusement son adversaire Ouattara. Bédié, leader de l’opposition a été la cible privilégiée permanente de KKB. Dépeint avec tous les adjectifs dépréciatifs possibles, Bédié a bu le calice jusqu’à la lie. Sans jamais répondre à “son fils” KKB.

Avec Bédié, Guillaume Soro et les autres membres de l’opposition ont fait les frais de la nouvelle forme d’opposition de KKB.

 

Même son ami Charles Blé Goudé n’a pas été épargné. Dans ces conditions, KKB accusé de rouler pour Ouattara et qui est vu comme un ” traitre” par l’opposition avait-il le profil pour le job ?

 

Comment Ouattara compte-t-il obtenir des résultats de quelqu’un qui sera immédiatement récusé par l’opposition, si sa volonté n’est pas de faire trainer l’épineuse question de la réconciliation ? Après avoir caché le rapport de Banny sur la question de la réconciliation pendant près de dix ans, Ouattara n’envoie pas forcément un signal rassurant.