Sans jugement, visite, soins médicaux, nourritures, des conditions de
vie difficile, pendant 4 ans avec à la clé 3 morts, les prisonniers politiques pro-
Gbagbo se meurent dans l’indifférence du régime actuel. Et
ce n’est pas faute d’avoir interpellé le gouvernement afin de
se pencher sérieusement sur le cas de ces prisonniers .Malheureusement,
le chef de l’Etat et son équipe, restent muets devant l’injustice qui
frappent les 460 prisonniers politiques pro-Gbagbo, repartis
dans les 11 prisons du pays. Dans une énième tentative d’interpellation et dans le but de porter haut les revendications et la voix de ces prisonniers
qui ont entamé une grève de faim depuis le 1er septembre 2014 , Michel
Gbagbo, Secrétaire National, chargé de la politique pénitentiaire
et des détenus politiques et Justin Koua Secrétaire National chargé de
la politique des jeunes du FPI ont co-animé une conférence de presse, hier au Baron de Yopougon . A leurs cotés se trouvaient Youan Bi Angénor,
président par intérim du COJEP, Gnahoré Achille, président
des Parlements et Agoras de Côte d’Ivoire et Ikpo Ladji,
fédéral JFPI d’Abidjan Banco. Après les mots de bienvenus
du fédéral Ikpo Ladji à ses hôtes dans sa circonscription
de compétence, c’est le président par intérim du COJEP, exprisonnier
lui aussi, bénéficiant d’une liberté provisoire qui a pris la parole
pour partager son espoir avec les prisonniers quant à leur libération
probable. « Nous pensons que le président Ouattara à l’occasion d’offrir
un cadeau de Noel aux détenus en les libérant. » A-t-il déclaré
avant d’ajouter :« il faut les libérer pour ne pas créer
d’antécédent en Côte d’Ivoire ». Au demeurant, le patron du
congrès panafricain a demandé aux juges d’être à équidistants
des chapelles politiques : « Nous demandons aux juges de prendre de
la hauteur. » A sa suite, le national chargé de la politique pénitentiaire
au FPI, Michel Gbagbo a invité les organisations de Droits de
l’Homme, la communauté internationale, et le gouvernement
à traiter le sujet avec la plus grande attention parce que dit-il « C’est une question des droits humains » Cependant, selon l’universitaire,
le FPI ne cédera à aucun chantage pour obtenir la libération
de ceux qui aujourd’hui, sont devenus otages du régime. Avant de clore son
propos, il a exhorté les militants à un élan de solidarité en
faveur de leurs camarades. « Organisez-vous, cotisez pour
les médicaments, la nourriture et visitez aussi les frères
qui sont en prison. » A-t-il souhaité. Prenant la parole Koua Justin
a d’entrée condamné les conditions de vie exécrables
des prisonniers pro-Gbagbo. « Les prisonniers pro-Gbagbo
étouffent dans les cellules du Bâtiment C de la MACA », révèle-
t-il. A l’en croire, vivant dans une promiscuité totale, ces prisonniers partagent des cellules conçues pour 15 personnes à 60 voire 70 personnes.
« Les prisonniers politiques désespèrent aujourd’hui de la justice ivoirienne
parce qu’elle se montre sélective », regrette-t-il. Et interpelle
ses camarades à prendre leurs responsabilités : «aujourd’hui, la situation des                  460 prisonniers est intenable. Si nous ne prenons pas nos
responsabilités, nous risquons      d’assister impuissants
à la mort de nos camarades. » Mais avant, il lance une mise
en garde au président Ouattara:
« Que tous les prisonniers politiques soient libérés avant la fin du mois de décembre 2014. Car s’ils ne pas libérés d’ici fin de ce mois, nous
serons dans l’obligation d’agir…», menace Koua Justin.
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