Le FPI a une culture de violence. Un parti brutal et tortionnaire qui ne peut se débarrasser des vieilles habitudes. La nouvelle garde, friande de ses méthodes ne fait que lancer des menaces à  l’endroit des autorités. Connaissant le FPI, quelque chose se mijote car comme le disait un politologue : « le FPI prévient toujours avant d’entrer en action ».

Cette fois, le projet de stabilisation de la Cote d’Ivoire est annoncé par une voie autorisée au sein du parti, à savoir Koua Justin, le leader de cette jeunesse militaro-politique formée par le FPI depuis 2000. La guerre, le FPI en redemande.

Nous vous soumettons quelques passages relatifs à l’interview de ce jour du leader de la JFPI pour se  faire une idée de l’état d’esprit qui règne au FPI malgré les appels à la réconciliation.

Mais le ministre d’Etat, ministre de  l’Intérieur, a  indiqué  qu’il  a été instruit par le président de la République  pour  assurer  ce retour.

Vous convenez avec moi que le ministre n’est pas le conseil des ministres. Il  faut que le conseil des ministres assume cette décision et que les actes pris par le conseil des ministres soient communiqués au Journal officiel car c’est cela qui engage la nation. Il faudrait  donc  dire  au  ministre d’Etat de commencer par libérer les prisonniers qui sont en Côte d’Ivoire et qui sont  tenus  au  secret pour certains. A savoir Blé Goudé, l’ex-Première dame Simone Gbagbo et les 780 personnes proches de Laurent Gbagbo qui sont encore en prison du fait de la volonté du ministre selon les informations qui nous parviennent au sein du Rdr. Ces gens ont besoin d’être libérés si monsieur le ministre d’Etat est tant généreux.

C’est dire tant que ces personnes que vous aviez citées ne sont pas libérées,  vous  n’accepterez jamais la  main  tendue  du  président  de  la  République  encore moins d’entrer au gouvernement?

Nous n’attendons pas de main tendue mais  plutôt  des  actes.  Nous n’attendons  pas la communication encore moins la propagande. Nous attendons qu’on libère effectivement avant le 31décembre  tous  les prisonniers  politiques  et  militaires en Côte d’Ivoire pour rentrer dans l’année 2014 avec un esprit de paix. On attend que l’Etat crée des mécanismes  pour assurer le retour sécurisé et apaisé de tous nos parents qui sont en exil. Ça, ce n’est pas des promesses. Cela doit s’accompagner d’acte fort. Pour la libération de  nos  camarades, on n’a pas besoin de faire des promesses ? Et je vous le dis, si nous finissons l’année 2013 sans que nous obtenions la libération de nos camarades, ce n’est pas évident que nous pourrions contrôler nos actes.

Vous menacez le pouvoir ?

Nous  ne  menaçons  pas  mais  nous prévenons.  Cela  veut  dire  qu’il  faut les libérer le plus vite possible pour ne pas que la Côte d’Ivoire soit dans une  logique de perpétuelle  belligérance. 

Source 
Le Nouveau Réveil