ll est l’une des premières personnalités du Pdci à réagir à «l’appel de Daoukro»en criant à la forfaiture, à la trahison. Dans une tribune,Kouassi Yao, ex-Secrétaire général de la Présidence de  la république sous Bédié et membre du Bureau politique du Pdci-rda, donne à nouveau de la voix. il compare Bédié à Tia Koné.

«Bédié sur les traces de Tia Koné», dit-il. Avant d’évoquer un repère historique : «l’élection présidentielle post-coup d’Etat
d’octobre 2000» pour laquelle «les six candidats du Pdci-Rda, Boa Amoikon Tiémélé,Henri Konan Bédié (en exil à Paris), Emile Constant Bombet, Emile Atta Brou,Mohamed Lamine Fadika,Gaston Ouassenan Koné,avaient été arbitrairement éliminés sous des prétextes fallacieux et par le recours à des arguties juridiques qui auraient pu ébranler le Temple de Thémis».

Se disant «des plus farouches partisans de la candidature de M.Bédié malgré le handicap que constituait son exil en France», il rappelle avoir participé en vain à des démarches auprès du général Guéi pour le retour d’exil de Bédié afin qu’il participe à la présidentielle de 2000.
«La suite, les Ivoiriens âgés de 15 et 75 ans, en l’an 2000, le savent. L’élimination,par les fameux arrêts de M. Tia Koné, à cette époque président de la Cour suprême,des six candidats du Pdci-Rda cités plus haut,pour laisser la voie libre au «balayeur» qui, après avoir karchérisé la maison à la Kalachnikov,n’avait plus voulu la quitter et s’était proclamé «candidat du peuple»,lorsque le Pdci-Rda, dont il avait sollicité l’investiture,l’avait poliment éconduit, au motif qu’un fils qui a le sens de la dignité et de l’honneur ne saurait faire le lit de la chambre parentale pour que
le bourreau de son père couche avec sa mère», écritil.

Dans cette réflexion,Kouassi Yao donne le sens de son combat d’alors.C’était pour «démontrer que,malgré son exil, malgré tout ce qui a été dit et répandu sur son compte par une campagne médiatique de diabolisation au bazooka, les Ivoiriens, dans leur grande majorité, et la quasi totalité des militants du Pdci-Rda étaient restés solidaires et fidèles à M. Bédié, leur président,leur chef qu’ils portaient toujours dans leur coeur, et que si sa candidature avait été acceptée, il aurait gagné haut les mains cette élection présidentielle et serait rentré triomphalement en tant que président de la République de Côte d’Ivoire à l’instar de Kwame N’Kruma, sorti des prisons coloniales britanniques pour
être nommé Premier ministre de la Gold-Coast qu’il amena
à l’indépendance en 1957 sous le glorieux nom du Ghana, lorsque son parti avait brillamment remporté les élections législatives».

C’est pourquoi il s’étonne de la volonté de «Monsieur Bédié, président du Pdci-Rda, parti porteur de l’espérance et des espoirs des militants, d’enfermer l’Eléphant du Pdci-Rda dans la case du Rdr, peut-être pour la démolir comme un magasin
de porcelaine».Kouassi Yao ne comprend pas que «Monsieur Bédié,pour qui les militants du Pdci-Rda ont été de tout
temps prêts à risquer leur vie…, brise le dynamique
élan suscité par ce dernier congrès chez ces jeunes de
saborder le parti et de porter l’estocade au Pdci-Rda en
déclarant, impérial, depuis Daoukro, M. Alassane Dramane
Ouattara candidat unique du Rdr et du Pdci-Rda, à la prochaine élection présidentielle de 2015, Pdci- Rda et Rdr dont il annonce la fusion en un nouveau parti politique qu’il a déjà, comme pour tuer encore une seconde fois Houphouët-Boigny,baptisé Pdci-Rdr».
koulibaly Doucy
doucykoulibaly@yahoo.fr
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