La mesure d’interdiction de la production, l’importation et la commercialisation des sachets plastiques continue de faire es vagues dans le milieu.Désormais ce sont des proches du chef de l’Etat, qui n’hésitent plus à critiquer sévèrement l’activisme du ministre Rémi AllahKouadio contre un secteur d’activités où se concentre le noyau del’électorat d’Alassane Ouattara.

Le week-end dernier, à la conférence de presse tenue par les industrielsde la filière plastique,Soumahoro Farikou et Fofana Ben N’faly, respectivement patrons d’association de commerçants et de consommateurs, mais aussi connus pour être proches du chef de l’Etat, n’ont pas pris de gants pour fustiger le solo du ministre Allah Kouadio qu’ils accusent de travailler in fine, à la perte du régime Ouattara. Car
pour eux, les conséquences de la mesure d’interdiction des sachets plastiques, se ressentent durement dans le milieu des petits commerçants qui sont en général,des partisans du chef de l’Etat.

Pour sûr, la cessation de leurs activités, qui constituent le principal moyen de subsistance de ces derniers, pourrait les retourner contre Alassane Ouattara dans la perspective de la prochaine election présidentielle d’octobre 2015. Outre les deux frondeurs évoqués plus haut, on cite certains fonctionnaires de la présidence de la République qui font observer que la suppression de milliers d’emplois dans la filière plastique brouille totalement la communication du
régime relativement à la création du million d’emplois promis par le pouvoir Ouattara, en l’espace d’un mandat.

Aux dernières nouvelles,le chef de l’Etat aurait promis recevoir, dès son retour au pays, les acteurs de la filière plastique pour trouver ensemble une solution dans l’intérêt de tous.C’est aujourd’hui, le seul espoir
auquel s’accrochent les industriels,importateurs et autres petits commerçants dont la vie a basculé depuis quelques jours,avec l’entrée en vigueur du décret d’interdiction des sachets plastiques, prise par le gouvernement, dit-on, dans un souci de préservation de l’environnement.
Cela, au moment où les professionnels du milieu attendaient une ultime rencontre avec le premier ministre, Daniel Kablan Duncan, pour lui faire des propositions qui arrangent tout le monde. Aussi pour rester en vie
dans le milieu, ces derniers ontils choisi de se battre jusqu’au dernier souffle, comme l’indiquait vendredi dernier, devant les journalistes, Gervais Ekoun, président du syndicat des producteurs d’eau en sachets de Côte d’Ivoire : « Pour l’heure, nous continuons de discuter avec nos
autorités afin que l’on nous permette de travailler.

Mais si ces négociations n’aboutissent pas,nous reprendrons la rue le 11 décembre» Ce d’autant plus que, le syndicaliste dit ne pas comprendre que certains opérateurs utilisant des emballages en plastique continuent d’exercer en toute quiétude, alors qu’eux, sont traqués par la brigade de salubrité.
Pour rappel, ce sont 184 entreprises du secteur qui sont fermées en raison du décret du gouvernement.
Aujourd’hui