16/06/2014  04:11:29

(source : magazine français marianne)

marianne : Vous vous dites satisfait de la décision
de la chambre préliminaire de la CPI ?

Emmanuel altit : effectivement car c’est une étape nécessaire
sur le chemin du dévoilement de la vérité. Laurent Gbagbo lui-même veut que tout soit dit, expliqué, mis sur la table car c’est la condition indispensable à
une authentique réconciliation
nationale. or seul le procès
contradictoire le permet.

Vous ne redoutez pas ce procès ?

non, car sur le strict plan juridique nous sommes en position
de force. Le standard des preuves nécessaires pour établir la culpabilité de mon client sera beaucoup plus élevé devant la chambre de première instance qu’avec la chambre préliminaire. de toutes manières, le dossier de la procureure était vide et il le reste. c’est d’ailleurs l’avis d’un des trois
juges qui a estimé que chacune des charges retenues
contre Laurent Gbagbo ne tenait pas la route. mieux : la
juge belge, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, estime que
l’armée (à l’époque forces armées nationales de côte
d’ivoire, fanci fidèles à Gbagbo, ndlr) n’est intervenue
dans le conflit que parce que la police et la gendarmerie
étaient débordées par les attaques des rebelles.
Mais un autre a changé d’avis. Comment l’expliquez-
vous ?


ce n’est pas à moi de l’expliquer mais à lui, pour autant
qu’il le souhaite ou puisse le faire…
Diriez-vous que la décision de la chambre préliminaire
est avant tout politique ?


Je ne dis rien de la sorte. chacun pourra forger son
opinion en étudiant tous les attendus de cette décision.
Comptez-vous faire appel?


eu égard aux spécificités de la cPi, c’est un peu plus
compliqué qu’un appel devant une juridiction classique.
mais en tout état de cause, je le répète, la tenue
d’un procès n’est pas à nos yeux une mauvaise chose et
encore moins une défaite car il nous permettra d’éclairer
l’opinion publique sur ce qui s’est vraiment passé en côte
d’ivoire, le rôle qu’y ont joué la françafrique et les etats-
Unis 
Nb : La titraille et le chapeau
est de la rédaction de Notre
VoIE