Publié le 02 Septembre

Publié le 02 Septembre

Vincent Toh Bi a fait acte de candidature à l'élection présidentielle de 2020 après avoir démissionné de son poste de Préfet d'Abidjan. De retour dans le village où il a grandi, l'ex-préfet de Région a tenu à expliquer les tenants et les aboutissants de cette cette candidature.

Vincent Toh Bi à propos de sa candidature « Qu'est ce que je vais démentir ? »

 

Lundi 31 août 2020, Monsieur Sio Daniel, accompagné d'autres personnes, sont allés déposer la candidature de Vincent Toh Bi Irié à la Commission électorale indépendante (CEI) pour l'élection présidentielle de 2020. Eu égard à tous les commentaires qui s'en sont suivis, l'ex-Préfet du Département d'Abidjan a tenu à expliquer les circonstances exactes de dépôt de ce dossier en son nom.

 

Ainsi, retranché dans le petit village, proche d'Abidjan, dans lequel il a grandi, le Préfet hors grade a indiqué d'entrée : « Le week-end dernier, il y a eu un groupe de jeunes qui m’ont appelé. Ils m’ont dit : on s’en va pour les élections présidentielles, on souhaiterait avoir quelqu’un comme vous. C’était ce samedi...Je leur ai dit qu’il y a d’abord des dispositions légales, et une élection, ça se prépare au minimum quelques mois… C’est un peu plus compliqué que çà. »

Mais ces sollicitants ont poussé leur « harcèlement » jusqu'à poser un acte symbolique pour dire qu’ils ont « besoin de gens nouveaux dans l’arène politique » jusqu’à ce que ces derniers se rendent à l’institution dirigée par Coulibaly-Kuibiert pour déposer la candidature de l’ex-préfet d’Abidjan.

 

« Les gens m’ont appelé pour me dire qu’il faut démentir », a déclaré le principal concerné, avant d’interroger : « Qu’est-ce que je vais démentir ? Il y a des jeunes qui m’ont suivi pendant tout le temps que j’étais dans ma fonction. J’ai parlé aussi à certaines populations. Donc s’ils sont allés exprimer leur désir d’une certaine façon, voilà. Donc, je n’ai pas compris toute cette panique, toute cette agitation. »

 

Le Préfet Toh Bi indique toutefois : « Notre temps n’est peut-être pas arrivé de servir à un niveau suprême, mais c’est des aspirations. » Il promet néanmoins prendre contact avec les initiateurs. « Je suis dans certaines réserves administratives. De par ma fonction, il y a des choses auxquelles je n’ai pas droit de par la loi. Mais je comprends également les jeunes. » « Il y a peut-être un désir de renouvellement de la classe politique », a-t-il reconnu. Avant de conclure : « Je vais rencontrer les jeunes. Je vais analyser leur acte. Et puis voilà. Mais pour l'instant, je me repose.