Marie Odette Lorougnon vice-présidente en charge de la mobilisation au sein des « Gbagbo ou rien », a été convoquée mardi par la brigade de recherche de gendarmerie ou l’ex député d’Attécoubé a été soumis à une serie de questions durant cinq heures comme rapporté par koaci. Cela fait suite à une plainte après des propos tenus par Mme Lorougnon mettant à mal la cohésion sociale lors de la campagne référendaire sur le projet de la nouvelle constitution, notamment sur les questions des « apatrides » et de la «terre ».

 

 

 

 

Les faits remontent à la période de campagne pour le référendum de la nouvelle constitution au cours de laquelle, Marie Odette Lorougnon aurait déclaré ceci lors d’une rencontre avec les militants de son parti. 

 

 « Mettre fin à la vie des apatrides (…). La terre appartient aux communautés villageoises et non à l’Etat »,

 

Toutefois « La Vice-Présidente a réitéré ses propos et a simplement demandé au pouvoir d'éviter d'enlever les phrases de leurs contextes pour en faire des problèmes d'état. Pour elle l'apatridie est un thème qui ne vaut pas une heure de peine car il frise la division. Pour elle chacun vient toujours de quelque part. Alors comment se fait-il qu'une personne n'a pas de patrie? Il faut donc mettre fin à l'existence de ce mot dans notre pays », nous a confié ce dernier, avant d’évoquer la question du foncier. « Pour Marie Odette Lorougnon l'état est né en 1960. Avant sa naissance la terre existait et elle appartenait aux hommes. Alors l'état ne peut pas être propriétaire de la terre dans notre pays (...).

 

Interrogée sur l’appel au boycott du référendum, la native de Gagnoa (centre-ouest) aurait lâché ceci : « Le pouvoir a dit que tout s'est bien passé, pourquoi je dois être interpellée sur le boycott ? », comme révélé par son proche.

 

Marie Odette Lorougnon a regagné son domicile après son interrogatoire en attendant la suite à donner à sa convocation par la brigade de recherche.