Dans son édition à paraître ce lundi sur le continent, l’hebdomadaire Jeune Afrique met les pieds dans le plat en évoquant la guerre de succession qui fait rage autour d’Alassane Dramane Ouattara.
Les appétits s’aiguisent à en croire cette publication parisienne. J.A s’intéresse
à la création d’un poste de vice-président que veut initier le régime Ouattara. Un projet qui ne serait pas vu d’un bon oeil par certaines personnes dans l’entourage d’Alassane Ouattara. Notamment par Guillaume Soro. Jeune Afrique rejoint ainsi le quotidien Notre Voie qui avait révélé en 2013, l’idée de la
création du poste de vice-présidence par Ouattara. Un poste qui sera introduit avec la modification de la Constitution et du code électoral dans la perspective de 2015. La vice-présidence pourrait être
offerte au Pdci d’Henri Konan Bédié parce que, avait révélé Notre Voie, les cadres
du Pdci se plaignent de plus en plus du non-partage effectif du pouvoir tel
que voulu par le Rhdp avant la présidentielle de 2010.De son côté, Jeune Afrique ajoute qu’au
cas où le scénario de la vice-présidence de la république se réalisait, Guillaume
Soro en serait le grand perdant. Cela va lui barrer la route à la succession d’Alassane
Ouattara. Et pourtant, au vu de la Constitution, il reste à ce jour le successeur
légal au « trône ». Si quelque chose se produisait actuellement, le fauteuil
présidentiel lui revient de droit. Mais si entre temps, Ouattara crée un poste de
style="font-size: large;">vice-président et le remet au Pdci, il aura brisé le rêve de Soro. Ce dernier donne
l’impression de ne pas être intéressé par le pouvoir. Il fait croire que seule la réélection
de Ouattara importe à ses yeux. Mais, selon J.A, le fauteuil présidentiel
intéresse bien l’ex-chef de la rébellion armée. Pour l’hebdomadaire, toutes les
visites de Soro Guillaume annoncées dans le pays profond participent de son
« lobbying » en vu du fauteuil présidentiel. Guillaume Soro serait, selon J.A, dans
une position d’embuscade. Il ne voudrait pas entendre parler d’un quelconque
poste de vice- président qui le mettrait à l’écart du « trône ». Soro se trouve donc
au portail du Palais présidentiel. Il attend son heure. Mais tout peut basculer au portail au Palais.
Benjamin Koré
notrevoie / N°4638 du lundi 10 février 2014