Depuis son départ du centre de formation de football, Lato Crespino s’est investi dans la musique et compte deux albums à son actif. Des œuvres qui font tourner le chanteur sans répit dans la sous-région, en Europe et aux USA. Dans cette causerie, l’avocat-défenseur des femmes, parle de sa carrière et de sa vie sentimentale.

• Apparemment, ça mousse pour toi ?

- Je crois en ce que je fais. Et je confie tous mes projets à Dieu. Donc, il n’y a pas de raison que les choses ne puissent pas marcher. C’est vrai que le premier album continue d’être réclamé, mais particulièrement, ma nouvelle œuvre me fascine beaucoup. Il bénéficie du soutien et la co-production d’Hervé Doumouya, alias DVD. Il a réalisé les clips vidéo et offert des panneaux de 12 m2. Aujourd’hui, l’album s’est imposé et plusieurs mélomanes qualifient cette oeuvre de belle facture.

• Entre-temps, tu avais un conflit avec ta maison de distribution ?

- C’est à la structure ‘’Indépendance Day’’ que nous avons confié la distribution de l’œuvre. Malheureusement, les choses n’ont pas été faites comme il se devait. Et aucun suivi de l’album n’a été respecté. Ils ont fait croire à l’opinion que c’était leur action les panneaux d’affichages et bien d’autres choses. Or, c’est archi faux. Leur rôle était seulement la duplication, la distribution et la vente. N’ayant pas une vision claire de la gestion de ma carrière, j’ai décidé de rompre le contrat.

Mais les responsables de cette entreprise n’avaient aucune envie de me libérer. Comme mon souhait n’était pas de porter l’affaire devant la justice, c’est au BURIDA que nous avons porté le problème. Je devais être dédommagé à hauteur de plusieurs millions puisque, depuis la signature de mon contrat, aucun point de mes ventes n’a été fait avec la comptabilité de ’’Indépendance Day’’. Mais, j’ai tout laissé tomber. J’ai mis tout ceci sur le compte des épreuves de la vie. Pour moi, ce sont des sacrifices dans un parcours.

• Combien as-tu reçu de la répartition des droits généraux au BURIDA ?

- (Il rit) Le BURIDA a reconnu mon travail et j’ai été récompensé. Souffrez que je n’expose pas le montant que j’ai perçu. Sachez tout simplement que j’ai eu ma part de cadeau. Mais, si je n’avais rien eu, c’était la bonne occasion de manifester mon mécontentement. Une chose à savoir, je ne fais pas partie des artistes qui traînent tout le temps au BURIDA. Je sais me faire respecter. Si vous me voyez là-bas, j’y vais pour un but bien précis.

• Satisfait de ta carrière jusque-là ?

- Oui, bien sûr que je suis satisfait. Tu vois, je n’ai pas le temps nécessaire de faire la promotion de mes œuvres à cause des nombreuses sollicitations. Etant donné qu’on n’arrive pas à vendre véritablement nos Cd, ce sont les spectacles qui nous permettent de vivre. J’ai aussi le soutien de mes amis de l’académie avec qui j’ai joué au football. Eux, ils ont continué là où je me suis arrêté. On demeure toujours la même famille. Je suis entré à l’académie Mimosifcom en 1994. C’est en 2000 que j’ai quitté le centre à la suite des incompréhensions entre Jean-Marc Guillou et Roger Ouégnin. Malheureusement, notre génération a été sacrifiée. Je me suis aussitôt réorienté vers la musique. Dieu merci, elle m’a réussi. J’ai mon orchestre, les Académiciens, qui m’accompagne dans mes spectacles. Ce sont ces mêmes musiciens qui m’ont accompagné lors de mon concert live au Palais de la culture en 2006. Seulement, je ne suis pas cet artiste qui attend tout des showmakers. J’ai déjà la chance d’avoir des musiciens qui me comprennent. Donc, on s’engage dans des projets de spectacles à travers les villes de l’intérieur du pays. On s’est déjà produit à Divo. Il y a Gagnoa, Yamoussoukro et d’autres localités sur notre liste.

• As-tu été renvoyé ou pas de l’Académie Mimosifcom ?

- Je n’ai jamais été viré de l’académie. Au départ, beaucoup de personnes n’arrivaient pas à comprendre mon départ du centre. Sachant que j’étais en pleine forme. Lorsque le conflit entre les dirigeants du club a éclaté, je ne pouvais pas attendre que la situation se résolve. J’ai pris ma décision de partir à l’aventure pour venir en aide à mes parents. C’est pourquoi je n’ai pas hésité à opter pour la musique que j’aimais déjà. Et je ne regrette pas ce choix. Car je tourne à travers le monde.

• Salomon Kalou t’a offert une grosse cylindrée.

- Oui, Salomon Kalou est un frère qui me fait des dons à chaque moment. Au-delà de la voiture, il m’a toujours fait des surprises. Bien avant le Mondial, il m’a invité à Lille pour suivre ses matches. Il m’a également présenté à ses collègues du club.

• Tu tournes régulièrement avec le prophète Krasso, qu’est-ce qui te lie à lui ?

- Le prophète Krasso est également un artiste. On s’est rencontré dans un studio d’enregistrement en 2005. Il a voulu que je fasse les chœurs de ses chansons. C’est à partir de ce moment que nous sommes restés en contact. Quand il a des veillées de prière et des campagnes de délivrances, je suis l’artiste invité.

• Es-tu au courant de ce que le prophète Krasso avait annoncé la mort très prochaine de certains artistes ?

- Bien sûr, puisse que je suis un artiste-chanteur. Je me suis senti directement concerné par cette déclaration de la mort de Meiway et de Popolaye. Lorsque je lui ai posé la question, le prophète Joël Krasso m’a confié que ce n’est pas de lui ces propos. Qu’il voulait juste les coordonnées de ces deux artistes pour sa carrière musicale et non sur un plan spirituel. En tout cas, c’est ce qu’il m’a dit.

• Tu es un coureur de jupons, paraît-il.

- Je ne suis pas un coureur de jupons. J’apprécie les femmes à leur juste valeur en faisant l’effort de m’abstenir pour éviter de commettre des erreurs ou des gaffes.

• Après l’épisode de Jocelyne du groupe Eliel, qui partage désormais ta vie sentimentale ?

- Jocelyne connaît ma nouvelle compagne. J’aime beaucoup cette dernière qui a accepté de partager sa vie avec moi. Ma relation avec Jocelyne a fait trop de bruits parce que je l’ai exposée. Dorénavant, je reste discret pour vivre ma vie. Comprenez que ma copine n’est pas du milieu du show-biz. Et mes fans doivent savoir que j’ai quelqu’un qui partage ma vie sentimentale.

• Est-elle à Abidjan avec toi ou à l’extérieur du pays ?

- Elle est à Abidjan pour ses activités professionnelles. C’est ici également que je l’ai rencontrée. Je l’ai draguée comme ferait tout homme. Pour l’instant, on ne vit pas ensemble, mais les choses ne sauraient tarder. Car c’est la femme de ma vie, je l’aime énormément.

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