L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo affirme peser de tout son poids pour que son ex-codétenu Charles Blé Goudé dispose de son passeport. Il a fait cette déclaration devant les parents de Blé Goudé, toujours coincé à la Haye par faute de documents de voyage.

 

Laurent Gbagbo est loquace sur la situation de Charles Blé Goudé. C’est un secret de polichinelle et beaucoup pensent qu’entre les deux hommes quelque chose de pas claire cloche. La dernière sortie de Laurent Gbagbo sur Blé Goudé va peut-être colmater les brèches. Devant les parents de Blé Goudé, Laurent Gbagbo n’avait pas le choix, il devait évoquer la situation de celui qui fut qualifié d’homme de main de l’ex-président. Gbagbo dit se battre pour que Blé Goudé ait son passeport.

 

« Ce sont les mêmes qui m’ont fatigué qui fatiguent aussi Blé Goudé, sinon il n’est plus en prison. Votre fils lutte pour qu’on lui remette son passeport. Patientez car votre fils n’est plus en prison. On va lui remettre son passeport et je me bats pour cela », a déclaré Laurent Gbagbo. L’ex-président ivoirien a expliqué que les difficultés actuelles de Blé Goudé pour avoir son passeport, il les a traversées aussi. Il accuse les autorités ivoiriennes sur la question.

 

« On nous a acquittés et libérés. Mais ceux qui nous ont envoyés là-bas ne sont pas contents qu’on nous ait libérés. Ce sont ceux-là qui se battent entre eux. Ils ne veulent pas qu’on rentre dans notre pays. Alors moi, comme ils avaient pris mon passeport quand ils m’ont arrêté, je leur ai demandé de me le remettre. Ils m’ont dit que mon passeport est périmé. J’ai donc demandé qu’on me remette un nouveau passeport. Et comme ils semblaient ne pas comprendre, je suis allé à l’ambassade de notre pays à Bruxelles pour demander qu‘on me remette mon passeport« , raconte Laurent Gbagbo.

 

Laurent Gbagbo est revenu auparavant sur le transfert de Blé Goudé à la CPI. Il a levé un coin de voile sur la douleur qu’il a ressentie en voyant Blé Goudé. « Quand j’ai été arrêté, je pensais qu’on m’avait arrêté à cause de tous mes enfants. Je n’avais donc pas imaginé qu’on arrêterait un jeune après moi. Et puis un jour, le gardien de la prison de la CPI vient me dire qu’on a envoyé un Ivoirien. Je lui demande comment il s’appelle. Il me dit Blé Goudé. J‘ai dit il est où ? Le gardien me répond qu’on l’a gardé dans une pièce et qu’après, on va me l’envoyer. Deux jours après, je vois Blé Goudé et on lui donne une cellule. Mais c’était des pleurs dans mon for intérieur. On nous a jugés pendant trois ans« , a révélé Gbagbo.