Publié le 07 Octobre 2020 à

Publié le 07 Octobre 2020 à

 Le procureur de la République, Adou Richard a requis la transmission au procureur général près la Cour d’Appel d’Abidjan, du dossier de la procédure et un état des pièces servant à conviction, aux fins de saisine de la Chambre d’Instruction pour poursuivre d’une part 20 personnes et d’autres part 8 personnes pour des faits qui leur sont reprochés.

 

Cette information nous a été livrée par le procureur Adou Richard au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce mardi 06 octobre 2020, à la salle des pas perdus du Tribunal d’Abidjan.

 

Selon le procureur de la République, ces vingt (20) personnes dont Soro Guillaume, Affoussiata Bamba, Alain Lobognon, Koné Souleymane dit Soul to Soul, Soro Rigobert ont été révélés dans une source d’information judiciaire qui a démontré "indubitablement" leur participation active dans la commission de plusieurs faits.

Il s’agit notamment " de complot et atteinte contre l’autorité de l’État, diffusion et publication de nouvelles fausses jetant le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement et ayant entraîné une atteinte au moral des populations et troubles à l’ordre public " a-t-il expliqué. Il a également relevé que Soro Guillaume Kigbafori et certains de ses amis devraient être poursuivis pour " tentative de complot et d’atteinte contre l’autorité de l’Etat et l’intégrité du territoire national ".

 

À en croire le Procureur de la République, une liste de huit personnes dont Soro Kanigui Mamadou, Tefhour Koné, Camara Loukimane, Yao Soulaïla, Mamadou Djibo, Ouattara Marc, Kandoh Soumahoro et Karidioula Souleymane devraient également comparaître devant le tribunal Correctionnel. Ceux-ci devraient y être jugées conformément à la loi pour des faits prévus et punis par les articles 179, 183 et 190 du code pénal.

 

Au-delà de cette liste de personnes qui devraient être poursuivies, le procureur de la République, Adou Richard a fait savoir que dans la même affaire, une liste de 19 personnes qui ont été inculpées précédemment, ont été mises hors de cause car, ils n’avaient commis que des faits délictuels.

 

Faut-il le rappeler, le jeudi 26 décembre 2019, au cours d’une conférence de presse, le procureur de la République portait à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que les services de la Direction de la Surveillance du Territoire avaient intercepté un enregistrement sonore faisant état de la mise en œuvre imminente d’un complot contre l’autorité de l’État, orchestré par Soro Guillaume Kigbafori et certains de ses proches.