Le procès du -président Laurent Gbagbo et de son ministre, Blé Goudé reprend ce 06 février à la Cour pénale internationale.

 

En prélude à cette date, le porte-parole de la CPI a souligné à la presse que la priorité est de juger les deux prévenus, perçus comme principaux responsables des crimes les plus graves. Cette déclaration qui vient alors que les enquêtes piétinent dans le camp des ex-rebelles, indiquent que Fatou Bensouda est dans un jeu flou.

 

Fadi El Abdallah était devant la presse ce lundi 30 janvier 2017.  Le porte-parole de la Cour Pénale Internationale (CPI) a tenu à aborder certains points de l’actualité à la Haute juridiction. Parmi les sujets abordés, figure le procès de l’ancien président Laurent Gbagbo et de son ministre Charles Blé Goudé. Ils sont accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans le cadre de la crise post-électorale de 2010 à 2011 en Côte d'Ivoire.

 

Actuellement, malgré tous les appels à l'équité,  du Pr. Gbagbo et Blé Goudé sont les seuls à être jugés à la CPI. Or des enquêtes des Nations Unies ont établi que les ex-rebelles, ayant porté l'actuel président Alassane Ouattara, sont aussi impliqués dans les crimes commis lors de la crise post-electorale de 2010-2011. Paradoxalement, la politique adoptée par la justice internationale est de se concentrer sur les principaux responsables des crimes les plus graves: Laurent Gbagbo, son épouse Simone Gbagbo et son ancien ministre Charles Blé Goudé, selon le porte-parole de la CPI. 

 

Par cette déclaration, Fadi El Abdallah confirme le caractère  partial du procès en cours. Sinon, comment juger uniquement une partie d’un conflit au moment où la seconde partie n’est  pas inquiétée ? Pis, la partie qui s’est défendue est qualifiée de grave criminelle tandis que la partie qui a attaqué n’est pas poursuivie.

 

Le jeu de la Procureure Fatou Bensouda dans le procès lié à la crise post-électorale ivoirienne est bien flou. Il faut aussi noter que les autorités de la CPI ont choisi seulement se pencher seulement sur la parenthèse de novembre  2010 à avril 2011 alors que la crise a commencé depuis 2002. La juridiction internationale gagnera à faire accélérer et à boucler les enquêtes dans les rangs des ex-rebelles en Côte d’Ivoire avant de tenir tel ou tel comme principal responsable. Il y a de sa crédibilité.