Le président Laurent Gbagbo et le député PDCI de Port-Bouet, Kouadio Konan Bertin dit KKB étaient au centre des préoccupations du ministre Adjoumani Kouassi Kobenan, par ailleurs secrétaire exécutif chargé de l’information et de la communication du PDCI, qui a fait une sortie hier au siège du parti, à Cocody.

Le député de Port-Bouet, Bertin Kouadio Konan alias KKB ne sera pas le bienvenu dans la ville de Tanda, région du Gontougo. Ainsi en a décidé le président du conseil régional de la région, par ailleurs ministre de la Production animale et des Ressources halieutiques, Kobenan Adjoumani. C’était hier lundi 4 aout au siège du PDCI à Cocody au cours d’une conférence de presse qu’il a animée en sa qualité de secrétaire exécutif chargé de l’information et de la communication. Intervenant sur les derniers développements de l’actualité nationale, il s’en est vertement pris au député KKB qui, on le sait, ne partage plus des positions du parti.

A l’instar de certains cadres du vieux parti, le ministre pense que KKB est acquis à la cause du FPI et que pour ce faire, il ne serait pas le bienvenu dans sa région. Il va plus loin pour dire que KKB s’y rend apporter son soutien à un chef autoproclamé.Cela suffit pour que Kouassi Adjoumani le démocrate interdise l’accès de la localité au jeune parlementaire accusé par ailleurs de rouler contre le RHDP.«Quand KKB va dans une localité, ce sont
les militants du Front populaire ivoirien (FPI) qui font les démarches pour le recevoir.Il est égaré. Nous allons prendre des décisions. Pour le moment, nous essayons de lui parler, s'il peut encore réfléchir. Il va à Tanda pour consacrer un roi dissident. On ne veut pas de troubles chez nous. J'espère qu'il n'ira pas à Tanda. Tant qu'il vient pour voir le FPI et le roi dissident, il ne pourra pas rentrer à Tanda. Nous allons opposer une résistance farouche», a prévenu le ministre qui adresse ainsi une sévère mise en garde au député de Port-Bouët.Une attitude de KKB qui selon lui n’a d’autre objectif que de «réveiller les vieux démons», c’est la question de la candidature unique à laquelle est opposé le député de Port-Bouët. A ce sujet, Kobenan Adjoumani dit ne pas comprendre la démarche de son jeune frère.

Ce, d’autant plus que l’explication donnée par le président
Henri Konan Bédié sur la question est claire. «Le Président Henri Konan Bédié a toujours parlé de réglages à venir avec le président Alassane Ouattara. Enfin, ces réglages que tous les militants saluent et encouragent ont commencé avec la récente
rencontre des deux leaders au domicile du président du Pdci-Rda, le 15 juillet 2015.Alors KKB s'est cru donc obligé de ruer dans les brancards et d'attaquer le président Bédié, le président Alassane Ouattara et le Pdci-Rda», laisse-t-il exploser sa rage. Tout ceci est de trop, à en croire le ministre de la Production animale et des Ressources halieutiques qui demande au député KKB de faire ses valises vu qu’il n’épouse plus les idées du parti et même de la coalition RHDP : «Etre député Rhdp et s'insurger contre le Rhdp n'a pas de sens. Si j'étais KKB, je démissionnerais. Vous êtes nourris au lait de la vache et vous méprisez la vache. Nous vne pouvons pas l'accepter. C'est pourquoi nous l'interpellons».
Adjoumani s’attaque encore à Laurent Gbagbo Le président Laurent Gbagbo n’a pas échappé à la furia du ministre Kobenan Adjoumani. Il est revenu sur des parties du livre co-édité par le président Laurent Gbagbo et le journaliste français François Mattei : «Côte d’Ivoire, pour la vérité et la justice». Une oeuvre qu’il dit être truffée de contrevérités. Il évoque par exemple les soutiens dont le président Henri Konan Bédié et son épouse ont bénéficié du temps de la présidence de Laurent Gbagbo. De son
avis, le président Gbagbo étant frappé d’une astreinte au droit de réserve sur la question des rentes viagères n’aurait pas dû en faire mention dans son livre. Cela, de son avis,n’est pas juste car comme le stipule la loi n°2005-201 du 16 juin 2005 portant statut des anciens présidents et des chefs d'institution et l'article 5 du décret n°2006-263 du 25 août 2006 pris pour l'application de la loi,«si une des personnalités énumérées à l'article 1er a exécuté l'une après l'autre, les fonctions ouvrant droit aux différents montants
d'allocation viagère, elle peut les cumuler».

Ainsi, veut-il faire admettre, les 22 millions mensuels qui étaient octroyés au président du PDCI se situent dans l’ordre normal des choses ; vu son statut d’ancien chef d’Etat, du parlement, de membre du gouvernement, de député. Pour ce qui concerne l’épouse du président Bédié, Kobenan Adjoumani explique qu’une somme de 8 millions lui avait été convoyée par les services du président Laurent Gbagbo. Celle-ci, comme il le prétend, a été retournée à l’envoyeur. Qu'il le démontre!
autre presse
05/08/2014