Ce n'est pas la première fois que le Front populaire ivoirien (FPI) dénonce la détention de ses sympathisants. Mais jamais le parti de l'ex-président Gbagbo n'avait avancé un tel nombre. Près de 1 000 personnes seraient en prison, dont certains dans des lieux secrets, et seraient torturés affirment le Front populaire ivoirien. L'Etat dénonce des mensonges.

Enquête auprès des familles, travail sur des listes de prisonniers : voilà les deux méthodes que les cadres du FPI affirment avoir utilisées. Au final, le parti estime qu'entre 700 et 1 000 de ses sympathisants sont détenus, et certains dans des conditions déplorables déclare le chef du FPI, Pascal Affi N'guessan. « Certains de ces prisonniers sont détenus dans des lieux tenus secrets, et sont soumis à des tortures, à des traitements inhumains et dégradants, affirme-t-il. Les conditions sanitaires sont déplorables. Il y a des morts. Et donc il y a des grosses questions de droits de l’Homme dans les prisons ivoiriennes. »


Les cadres du FPI estiment que la détention de leurs sympathisants complique, voir bloque tout dialogue politique.

 

Pascal Affi N’guessan, président du Front populaire ivoirien ), a déclaré,jeudi, que « tout le budget de l’Etat de Côte d’Ivoire est détourné » par le clan Ouattara, en dénonçant la « caporalisation des régies financières par le pouvoir ».

« C’est de notoriété publique, il n’y a plus de marché public. Le trésor est à la présidence, le marché public est également à la présidence. Les marchés de gré à gré sont devenus le principe », a déclaré le Président Pascal Affi N’Guessan, au cours d’une conférence de presse tenue au siège provisoire du FPI à Attoban, dans la commune de Cocody (Est d’Abidjan).

Selon M. Affi, un audit doit être mené car la question de la gouvernance « préoccupe » la communauté internationale. « Quand l’Etat annonce mille audits, c’est qu’il y’a un cancer qui a pris tout le corps de l’Etat », a-t-il ajouté.

L’emprunt obligataire de 100 milliards de F CFA lancé par le gouvernement ivoirien pour une récolte de 61 milliards, pose, selon lui, un problème de confiance des Ivoiriens et de la communauté internationale vis-à-vis de l’Etat.

« Un Etat doit construire la prospérité en construisant son économie, en encourageant son secteur privé, mais on assiste à un harcèlement fiscal, il refuse la bonne gouvernance. Le secteur primaire, poumon de l’économie est enfermé », s’est-il insurgé, indiquant que le niveau d’endettement de la Côte d’Ivoire a largement dépassé « le seuil de 4000 milliards », qui était celui du précédent régime

afa