“Les difficultés du recensement, disons-nous la vérité, ce n’est pas une affaire de boycott du FPI. Le ministère (du Plan) a mal préparé son affaire.

La communication était mauvaise’’, a affirmé le numéro deux du parti Maurice Kacou Guikahué, lors d’un point de presse au siège du parti à Cocody (quartier chic à l’est d’Abidjan).“C’est en plein recensement que le ministre du Plan se promenait dans les départements pour sensibiliser les gens. Ce qu’on aurait pu faire trois mois avant’’, a expliqué M. Guikahué, ajoutant encore que “c’est un problème de communication’’ et non “une affaire de FPI’’.Pour le secrétaire exécutif du PDCI, le parti de l’ancien chef d’Etat Henri Konan Bédié, grand allié du président de la République Alassane Ouattara, il aurait fallu “sensibiliser tôt’’, expliquant qu’ “il y a une différence entre la sensibilisation et la mobilisation’’.
“La sensibilisation a été tardive’’, a-t-il conclu.Ce premier recensement en Côte d’Ivoire depuis 1998 en raison des multiples crises dans le pays, a débuté le 17 mars. Cette opération conduite par l’Institut national de la statistique (INS) mobilise 30.000 agents.Le principal parti de l’opposition, le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ancien chef d’Etat Laurent Gbagbo, dénonce une manœuvre politicienne, à un an de la présidentielle de 2015, et s’y oppose. L’ex-parti au pouvoir avait appelé le 20 mars, les Ivoiriens à “s’abstenir de participer’’ à l’opération de recensement, remettant principalement en cause la “fiabilité’’ du processus.Pour le pouvoir, le recensement est simplement “une opération normale de gestion de l’Administration’’, expliquant que les personnes recensées ne seront pas “automatiquement’’ inscrites sur le fichier des nationalités ni dans celui de la liste électorale.Après avoir dans un premier temps, durci le ton en menaçant de sanctionner tous ceux qui appellent au boycott de l’opération, le gouvernement, jouant la carte de l’apaisement, a invité le FPI à lever son mot d’ordre de boycott.En contrepartie, le pouvoir a annoncé le 22 mai la mise en liberté provisoire de 150 prisonniers pro-Gbagbo de la crise postélectorale. Une première vague de cinquante détenus ont été mis en liberté provisoire samedi.
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06/06/2014