source Aujourd’hui / du Mardi 15 Juillet 2014

Le gouvernement ivoirien a annoncé pour ce mois de
juillet 2014, le déguerpissement des occupants du Mont Péko,-des ressortissants Burkinabé pour la plupart-,
et leur recasement dans huit (08) villages environnants.
Une décision que ne partagent pas les chefs de canton locaux, qui l’ont signifié le 05 juillet dernier, dans une déclaration. Comme raisons du refus d’accueillir
les quelques 26 000 déguerpis du Mt Péko, François
Batai, président du conseil régional des chefs de canton du Guémon, indique les questions relatives aux terres cultivables, la cohésion sociale vu les conflits qui ont opposé les autochtones à ces populations venues d’ailleurs,
pendant la crise ivoirienne. Craignant de nouveaux affrontements, Batai François et les siens propose
plutôt un rapatriement pur et simple des concernés dans leurs pays d’origine, avec des mesures d’accompagnement que l’Etat mettra à leur disposition. Une perspective que n’envisagent guère les occupants du Mont Péko. Pour leur président, Souleymane Zebret, pas question d’un retour au Burkina-Faso. D’où le tour des chancelleries et des organisations de droits de l’homme que l’homme ferait en
ce moment pour solliciter une rallonge du délai de déguerpissement et met en garde contre la mise à mal des relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso qui pourrait découler d’une mauvaise gestion de ce dossier. D’ailleurs,
aux yeux de Zébret, il n’y a pas urgence à déguerpir les 26
mille Burkinabé qui vivent dans le parc. Le gouvernement ivoirien l’entendra-t-il de cette oreille en laissant ces populations continuer de vivre illégalement dans le parc
du Mt Péko ? Les prochains jours nous édifieront.