le régime ouattara dit à qui veut l’entendre que le recensement
général de la population et de l’habitat (rgph) qu’il tente d’organiser aux forceps n’a rien à voir avec les élections
présidentielles de 2015. c’est faux ! c’est un gros mensonge
qui vise à endormir ceux qui accordent encore un peu de crédit à ce régime. la preuve, le courrier n°400/memis/cab du ministre
de l’intérieur, hamed bakayoko,daté du 4 mars 2014
et adressé au président de national democratic institute
(ndi), Kennet D. wollack, une organisation non gouvernementale
américaine spécialisée dans les questions de réforme électorale. ce courrier qui figure dans le rapport final de la mission d’évaluation électorale de haut niveau envoyée en côte d’ivoire par le ndi est clair sur l’intention manifeste du pouvoir d’abidjan
d’utiliser les résultats du recensement actuel comme outils
de travail pour les prochaines élections générales. voici ce qu’écrit exactement le ministre de l’intérieur à ce sujet : «Je voudrais vous
assurer que les préparatifs des prochaines élections sont
bien engagés et que les recommandations du Ndi contribueront
au renforcement de la confiance entre toutes les parties
et à la transparence du processus électoral. C’est
dans cet esprit que le Recensement général de la population,
étape majeure dans l’établissement d’une liste électorale inclusive et transparente, débutera le 10 mars 2014 et que le gouvernement
adoptera les mesures nécessaires à la tenue d’une élection
présidentielle et démocratique». les choses sont donc très
claires. le recensement que le pouvoir s’entête à faire malgré
toutes les insuffisances relevées par tous vise à permettre
l’établissement d’une liste électorale tronquée. c’est cette raison qui a poussé assurément le fpi à demander aux populations de la boycotter. pris la main dans le sac, le régime ouattara a tenté de se défendre par le mensonge. en accusant le fpi et son président,
pascal affi n’Guessan, d’intoxiquer la population. mais, comme toujours, la vérité a fini par rattraper le mensonge.
le jeu trouble du pouvoir est manifeste. aux ivoiriens et à la communauté internationale d’en tirer toutesles conséquences.
l notre voie du vendredi 18 avril 2014