Comme il fallait s’y attendre, la justice européenne a annulé
mercredi les sanctions de l’Union européenne (UE)
contre l’un des soutiens d’Affi N’ Guessan, Marcel Gossio.
Raison évoquée Gossio ne constituait plus un risque pour
la stabilité de la Côte d’ Ivoire.
Ainsi, pour cette Institution, M. Gossio qui était inscrit sur
la liste des personnes sanctionnées par l’UE depuis 2011, au
moment des violences postélectorales (quelque 3.000
morts selon l’ONU et qui a désormais rejoint le processus
de réconciliation ivoirien ne constitue plus de menace. En
effet, il était accusé d’être "Impliqué dans le détournement
de fonds publics", "dans le financement et l’armement des
milices", "homme clé du financement du clan Gbagbo et des
milices" et "personnage central dans le cadre du trafic illicite
d’armes" selon l’UE, M. Gossio était donc interdit d’entrée ou
de passage sur le territoire des Etats membres de l’Union, ses
fonds avait été gelés et un mandat d’arrêt international le
visait. Toujours selon, l’UE, "les fonds conséquents qu’il a
détournés et sa connaissance des réseaux illégaux d’armement font qu’il continue de constituer un risque pour la stabilité et la sécurité de la Côte d’Ivoire". Les sanctions
avaient été renouvelées en mai 2013 et mai 2014. Dans son
arrêt d’hier, le Tribunal de l’UE relève que "depuis son
retour en Côte d’Ivoire", "M.Gossio n’a pas été arrêté (...)
alors qu’il était loisible aux autorités ivoiriennes
de le faire", "a rencontré les autorités du gouvernement" du
nouveau président Alassane "Ouattara et pris position publiquement, à plusieurs reprises, en faveur du processus
de paix et de réconciliation nationale".
Il "a également obtenu, fin 2013, le statut de réfugié du HCR (Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés) au Maroc, étant entendu que ce statut ne peut pas être accordé aux personnes dont il y a des raisons sérieuses de penser qu’elles ont commis des crimes graves ou se sont rendues coupables d’agissements contraires aux buts et aux principes des Nations unies". Pour ces raisons, l’UE n’ayant avancé aucun élément nouveau pour maintenir les sanctions, le Tribunal les a annulées mercredi, avec effet immédiat. Ainsi, il suffit de
tourner le dos à Gbagbo pour voir ses sanctions levées. C’est
ce même deal qu’ils ont voulu passer avec le président Laurent Gbagbo et son épouse. Reconnaitre
Alassane Ouattara comme le président élu pour
qu’ils recouvrent la liberté. Tout le monde voit maintenant
que la lutte est donc pour des intérêts personnels et non pour
la libération de Gbagbo. Ne soyons donc pas surpris que le
président sortant du FPI soit nommé demain comme Ambassadeur de la Côte d’Ivoire
auprès de l’UE.
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