Le procès du président Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé reprend le lundi 6 novembre 2017 à la CPI avec l’audition du 66ème témoin à charge cité par le bureau de la procureure, Fatou Bensouda.

Le procès avait été suspendu le 11 octobre dernier après le témoignage du 65ème témoin à charge, eric Bacard, expert médicolégal. Un témoin qui avait indiqué n’avoir vu aucun corps, mais qui curieusement avait signé les certificats médicaux de ces corps. depuis le début de ce procès, il y a deux ans, ce sont 65 té- moins à charge que le bureau de la procureure a fait défiler à la barre. Mais aucun de ces té- moins n’a pu apporter, ne seraitce même qu’un début de preuve sur les graves accusations portées contre le plus cé- lèbre prisonnier de la CPI, le président Laurent Gbagbo et son codétenu, le ministre Charles Blé Goudé. Pas même le général Philippe Mangou sur qui l’accusation avait finalement porté tous ses espoirs après les camouflets des généraux Brindou M’Bia, Guiai Bi Poin et Kassaraté tiapé edouard.

 

L’ex-chef d’etat-major des armées ivoirienne a passé le clair de son temps à lancer des invectives à ses frères d’armes. Il en avait même rajouté à la déception de l’accusation en dégageant la responsabilité du président Gbagbo et des Forces de dé- fense et de sécurité dans les principaux évènements constitutifs du soi-disant «plan commun ». Le procès du président Laurent Gbagbo et du ministre Laurent Gbagbo reprend dans un contexte particulier. dans une enquête fouinée, le média fran- çais en ligne Médiapart a révélé la corruption dont le premier procureur Ocampo s’est rendu coupable. Médiapart a surtout révélé que le président Gbagbo a été transféré à la CPI en toute illégalité dans la mesure où la CPI n’avait pas encore été saisie pour cette affaire et que par conséquent, elle n’avait pas émis de mandat d’arrêt contre le président Gbagbo. Ces révélations ont provoqué un véritable tollé à travers le monde. en ce qu’elles apportent la preuve de ce que le président Gbagbo est effectivement victime d’un complot international. de sorte que les partisans du président Gbagbo, avec en tête son parti le FPI, exigent sa libération immédiate.

 

en tout état de cause, il ne reste plus que 12 témoins à charge au bureau de la procureure Fatou Bensouda qui a, selon le juge président Cuno tarfusser, jusqu’au 8 décembre pour boucler l’audition de ses témoins. Place sera alors faite aux témoins à décharge des défenses du président Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé.