Les résultats des élections sénatoriales organisées en circuit fermé au bénéfice de la coalition au pouvoir ont donné 25 régions sur 33 aux candidats RHDP et 8 pour les indépendants frustrés et issus de la même coalition. Ouattara, selon sa constitution qu’il a violée en organisant ce scrutin, va bonifier ce score interne au RHDP par la nomination du tiers des sénateurs.

Ces élections du 24 mars 2018 l’ont été sans la participation ni de l’opposition cré- dible ni de l’opposition corrompue qui accompagne le régime depuis 2011. Jusque-là dociles, ces opposants « choisis » ont rejoint l’opposition crédible qui ré- clame depuis 2011 une commission électorale équitable et équilibrée pour des élections sans histoire en Côte d’Ivoire. Mais le chien ne changeant jamais sa manière de s’asseoir, Alassane Ouattara et son régime ont usé de violences pour se donner leurs sénateurs contre la volonté populaire. Le régime Ouattara a été installé par la France de Sarkozy, à l’aide de la guerre à la tête du pays en avril 2011.

 

Depuis cette date, Ouattara opère des passages en force pour organiser tous les scrutins, ce qui rend son régime plus illégitime et plus violent à chaque étape vers la fin de son mandat constitutionnel prévue en octobre 2020. Pour ces sénatoriales, les premières de ce genre chez nous et qui auraient pu être ouvertes et inclusives, le pré- sident d’honneur du RDR a préféré triompher de nouveau sans gloire. A cette allure, le chef de l’Etat ivoirien ne connaîtra jamais le bonheur de l’onction populaire. Il ne connaîtra jamais son poids réels en Côte d’Ivoire.