Mesdames, ne riez pas, le résultat de deux études montre qu'avoir de petits testicules rend les pères meilleurs et diminue leurs risques cardiaques !

Si la longueur de leur sexe préoccupe bien des hommes, cette fois, c'est le volume de leurs testicules qui suscite l'intérêt des chercheurs. Et en la matière, ce serait confirmé : la taille ne fait rien à l'affaire, bien au contraire ! Selon deux études récentes, les hommes apparemment les moins bien dotés seraient en fait de meilleurs pères que les autres et risqueraient moins de souffrir de maladies cardiovasculaires.

 

Pour commencer, il faut rappeler que les testicules sont des organes pairs et symétriques qui mesurent, selon les estimations, de 3 à 4 centimètres de haut, de 2 à 2,5 centimètres de large, pour un poids variant de 20 à 25 grammes. Ces "usines à spermatozoïdes" ressemblent, par leur taille et leur forme, à des oeufs de pigeon. Et, en général, celui de gauche descend un peu plus bas que celui de droite. Leur présence à l'extérieur du corps leur garantit une température inférieure de 2 °C environ à celle de l'abdomen, ce qui favorise la fertilité.

Une étude italienne

En août dernier, le Huffington Post américain a relaté les résultats d'une étude réalisée par des chercheurs italiens et dont la conclusion pourrait inquiéter les hommes les plus généreusement pourvus : le fait d'avoir de gros testicules augmenterait les risques cardiaques, notamment en raison d'une pression artérielle plus élevée que la moyenne, mais aussi de propensions à l'obésité, au tabagisme et à la consommation d'alcool.

 

Pour en arriver là, ces scientifiques de l'université de Florence ont mesuré la taille des testicules de plus de 2 800 Italiens souffrant de troubles sexuels et les ont suivis pendant sept ans. Mais il ne faut pas oublier que ce travail a été mené uniquement sur des hommes souffrant de troubles sexuels, ce qui ne permet pas de généraliser ses conclusions à l'ensemble de la population masculine.

Une autre étude, publiée hier par l'Académie des sciences américaines (PNAS), s'intéresse, cette fois, aux liens entre le volume des testicules et l'instinct paternel. Des anthropologues de l'université Emory (Géorgie) ont, en effet, analysé les relations de 70 pères biologiques (de 21 à 55 ans) vivant avec la mère de leur enfant et ce dernier, âgé de 1 à 2 ans.

Avant de faire état de leurs conclusions, ils ont rappelé l'existence de travaux antérieurs montrant que des hommes ayant de bas niveaux de testostérone (produite par les testicules) étaient plus paternels et divorçaient moins que ceux ayant des teneurs élevées de cette hormone mâle.

source science infos