Depuis les événements de la crise-post électorale en Côte d'Ivoire, de nombreux partisans du président Laurent GBAGBO ont trouvé refuse dans les pays limitrophes comme le Ghana, le Liberia, la Guinée Conakry, le Niger, le Benins… 3 ans après les armes se sont tues, et malgré l’appel à la réconciliation du pouvoir la traque des exilés se poursuit toujours dans leurs lieux de refuge comme l’a indiqué Eric LASSALE, expert onusien dans l’un de ses rapports sur la Cote d’Ivoire. Le régime de Watara à recours à des tueurs à gage déguisés en agents de renseignement territoriale. Ces agents s’adonnent à des assassinats des les camps de réfugiés ou à des enlèvements. Parmi eux se trouvent des anciens mercenaires tels que « Bob Marley » et Augustine « Bush Dog » auxquels de fortes sommes ont été versées (2000 à 8000 dollars) par le pouvoir à travers son ministère de l'intérieur. Aussi nos enquêtes nous ont révélé l’existence toujours au même ministère de l’intérieur d’une liste de pro-gbagbo tenue au secret et transmise aux ambassades de la Cote d’Ivoire dans ces pays d’accueil. En outre le Haut Commissariat des Réfugiés (HCR) à meme eu à dénoncer l'utilisation d'une de ses embarcations pour rapatrier 23 réfugiés, avec la complicité avérée des agents d’interpoles et cela en violation flagrante de son art 33 qui stipule que :« aucun Etat ne doit extrader un réfugié dans son pays où sa sécurité serait menacée » C’est clair. Le monde entier voit le visage d’un régime qui respire la vendetta.Plusieurs exilés en paie le prix comme Mme Bessekon née N’depo Marthe, Secrétaire à la Mobilisation et aux Finances de la Coalition des Patriotes Ivoiriens en Exil (CO.P.I.E), dirigée par Damana Pickass. Et par ailleurs responsable de la direction de campagne du Président Laurent Gbagbo en 2010, dans son village, à Becedi. Exilée au Ghana depuis 2011, au lendemain de la crise post électorale, elle a été victime de la persécution du régime watara, comme toutes les autres autorités politiques et leaders de mouvements patriotiques ayant fui la barbarie, l’emprisonnement et la mort en Côte d’Ivoire. L’arrestation de Justin Koné Katinan, porte-parole en exil de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, le 26 aout 2012 alors qu’il était porteur d’une carte de réfugié du Bureau ghanéen des réfugiés, reconnu par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés montre que le régime n’a d’œil que pour la vengeance. Il ya également eu le cas d’Urbain Bley, un autre pro Gbagbo qui a été arrêté au Niger et extradé à Abidjan le 20 juillet 2013. En fin le cas le plus recent est celui de l’arrestation au Cameroun de Ahoua Don Mello, Ex porte-parole du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, refugié au Ghana, le 12 juin 2014 qui est un indicateur de plus cette volonté du regime d’Abidjan de mettre fin au peu de liberté des exilés. Notons que face à toute ces représailles politique sur les exilés, la coordination du Front Populaire Ivoirien (FPI) en exil avait meme demander à travers une declaration à l'Union Africaine (UA) d'ouvrir une enquête international approfondie sur les crimes du gouvernement ivoirienne qui ont été révélés par le rapport des experts de l'ONU. Pour rappel la Côte d'Ivoire a enregistré plus de 3000 morts durant la crise-post-électorale qui a endeuillé de nombreuses familles et qui a provoqué une grande fracture sociale dans le pays. Le processus de réconciliation enclenché à travers la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation dirigé par Monsieur Charles Konan BANNY peine toujours à colmater les brèches du fait du manque de volonté politique des autorités ivoiriennes. Touré Brahima (journaliste et politologue)