L’argent parce qu’ils n’ont pas pu nourrir leur famille depuis deux jours, le me dis qu’il y a un problème

L’argent parce qu’ils n’ont pas pu nourrir leur famille depuis deux jours, le me dis qu’il y a un problème

Depuis l’entame de l’année 2017, la Côte d’Ivoire va mal. Mutineries, grognes sociales se sont enchaînés. Le gouvernement ivoirien semble débordé. Un homme de Dieu qui a voulu gardé l’anonymat à tirer sur le pouvoir en place. Il a tenu des propos qui suscité la colère de Ouattara qui a répondu par le biais d’un de ses conseillers.

 

 

Selon un religieux qui s’est confié à Jeune Afrique, la situation sociale en Côte d’Ivoire est presqu’alarmante. « Les fidèles avec lesquels je discute, témoignent que la vie est de plus en plus dure. Lorsque des parents qui disposaient d’une bonne situation, il y a encore quelques années, viennent me demander de l’argent parce qu’ils n’ont pas pu nourrir leur famille depuis deux jours, le me dis qu’il y a un problème », raconte-t-il.

 

L’homme de Dieu estime que la base de ces mutineries et grognes sociales, actuels, demeure toujours la question de la Réconciliation nationale. Selon lui, ni le pouvoir en place, ni l’opposition ne souhaitent reconnaitre leur tords dans la crise qu’a traversé la Côte d’Ivoire. Il pense que la Réconciliation n’est pas matérielle, mais morale et spirituelle. Le religieux a rappelé au pouvoir Ouattara que l’or et l’argent ne guérit pas les blessures morales.

 

Face à ses propos, l’un des conseiller du chef de l’Etat à réagit. Il a avoué que les autorités ivoiriennes ont été surprises par l’ampleur de la situation. Mais, il rassure qu’il n’y a pas eu de flottements. Le conseiller de Ouattara estime que depuis l’arrivée d’Amadou Gon Coulibaly à la Primature, les choses se sont stabilisées. Car celui-ci a pris les choses en mains. « Il existe une profonde incompréhension entre ceux qui gouverne et certaines couches de la population. Nous devons faire un effort de communication, à la fois pour mieux expliquer nos actions et pour recueillir les doléances du peuple », a déclaré Cissé Bacongo, conseiller du président de la République.