Après l'attaque contre l'un de leurs check-point à Ananguié près d'Agboville, attaque qui a fait plusieurs victimes parmi les FRCI, comme d'accoutumée après chaque attaque au sud ou à l'ouest du pays, les renforts arrivés après que les assaillants avaient désormais disparu dans la nature s'en sont violemment pris aux populations civiles. Dans la soirée d'hier, l'on dénombrait déjà plusieurs maisons pillées par les FRCI et au moins un mort et plusieurs blessés parmi les villageois. Parmi les maisons pillées, celle du chef de village d'Ananguié.

C'est l'un de ces civils, blessé par balles par les FRCI arrivés après l'attaque, et qui s'était rendu à Agboville pour y subir des soins qui a été appréhendé hier au CHR d'Agboville, et accusé de faire partie du commando qui a infligé de lourdes pertes hier à l'armée pro-Ouattara.

On ne s'étonnera cependant jamais assez du "deux poids-deux mesures" pratiqué par le régime ivoirien. Lorsque les FRCI sont tués au nord du pays par des inconnus, l'on parle de coupeurs de routes, et le régime ivoirien envoie des renforts protéger les populations civiles. Lorsque les FRCI sont attaqués au Sud ou à l'Ouest, les renforts sont envoyés pour terroriser les populations civiles accusées d'abriter des miliciens. Sans doute une variante de la politique de rattrapage du régime ivoirien.

CG