Selon La Lettre du Continent dans sa dernière édition rapportée par des médias ivoiriens «Le lieutenant-colonel Koné Zakaria, Commandant en second du bataillon blindé de la caserne d’Akouédo située à Abidjan, route de Bingerville et le général Diendéré se connaissent très bien. Le général Diendéré avait fortement aidé la rébellion ivoirienne dans les années 2000 à 2011 [rébellion et crise postélectorale] en leur apportant entraînements, matériels et aide humaine par l’intermédiaire de mercenaires burkinabé qui étaient légion en terre ivoirienne à cette époque-là. C’est donc par reconnaissance de services rendus que le proche de Alassane Ouattara a usé de ses relations avec les milieux des ex-combattants et des dozos de Côte-d’Ivoire pour apporter son aide au bienfaiteur d’hier qu’est Gilbert Diendéré. »

Ce que la Lettre du Continent ne dit pas, c’est que Koné Zakaria, un proche de Hamed Bakayoko et de Alassane Ouattara, a coordonné son aide aux putschistes de Diendéré avec l’appui logistique et financier entre autres de Moustapha Chafi, un Mauritanien en rupture de ban avec Nouakchott, ex conseiller du PM Soro Guillaume et de Blaise Compaoré. L’aide de Zakaria à Diendéré est la partie visible de l’iceberg. Des milieux diplomatiques à Paris évoquaient la joie et l’activisme des milieux politico-militaro-affairiste proches de Ouattara à la suite du putsch de Diendéré. Un putsch qu’ils avaient tous applaudis, avant de se mordre les doigts face à la détermination des populations Burkinabè et du reste de l’Armée loyaliste d’en finir une bonne fois pour toute avec l’ex Régiment de sécurité présidentielle de Blaise Compaoré.

HC