Le président de la Coalition ivoirienne pour la Cour pénale internationale (Ci-Cpi),
Ali Ouattara, a exorté, hier, la justice à plus d’équité, à l’occasion de la 5ème Conférence
trimestrielle de la Ci- Cpi, à l’hôtel Pullman d’Abidjan-Plateau. «Nous demandons aux autorités
ivoiriennes de donner des signaux forts en rendant la justice plus équitable à travers la poursuite de toutes les personnes qui ont commis des crimes quel que soit leur bord politique», a-t-il
déclaré. Une position déjà affirmée et réaffirmée par de nombreuses organisations
de défense des Droits de l’Homme qui dénoncent une justice à double vitesse en
Côte d’Ivoire. Evoquant le thème «Rôle et actions de la Cpi, de l’Onu et de l’Etat ivoirien dans la lutte
contre les violences faites aux femmes», Ali Ouattara a plaidé pour plus d’engagement
de l’Etat pour une meilleure promotion et la défense des droits de la femme. A cet effet, il a demandé que
tous les engagements pris visant à garantir les droits des femmes tels que consacrés par le droit international, notamment la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à
l’égard des femmes, soient tenus. Il a souhaité, en outre, que toutes les lois en faveur de la femme soient strictement appliquées et les avantages dus aux femmes en vue de leur bien-être et de leur
épanouissement soient respectés. Le président Ali Ouattara a commenté la mise en liberté
provisoire de certains prisonniers politiques comme une menace aux droits des victimes la justice. «Nous demandons aux autorités d’éviter de sacrifier l’intérêt des victimes sur l’autel d’arrangements
politiques. Les libérations en cascade de prisonniers politiques ces temps-ci en sont malheureusement
l’illustration», dira-til. Eugène Nidorera, chef de la Division Droits de l’Homme l’Onuci, a soutenu qu’il y a de nombreux cas de viol de mineurs qui, malheureusement, sont impunis. Il a cité également les mariages forcés et les cas de mutilations génitales. Cette conférence trimestrielle a été marquée par
trois communications, dont une prononcée par Paulina Massida, l’avocate des victimes
dans l’affaire procureur contre Laurent Gbagbo.
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