Après sa demande aux «intentions douteuses» de faire partie de l'Union Africaine et sa soudaine déclaration d'amour pour le continent noir(1), Israël a mis en exécution son «amitié forcée» et a envoyé une délégation au dernier sommet de l'Union Africaine.

M. Mohamed Ould Abdel Aziz, président mauritanien et président en exercice de l'Union Africaine Ouvert le 26 juin dernier à Malabo en Guinée équatorial, ce sommet était présidé par M. Mohamed Ould Abdel Aziz, président mauritanien et président en exercice de l'Union Africaine, qui s'est opposé à la présence d'une délégation israélienne aux travaux du sommet de l'organisation panafricaine.

Cette décision a été appuyée par toutes les délégations des autres pays africains membres de l'Union Africaine (UA). Les membres de la délégation israélienne qui tenaient à assister en tant qu'observateurs, ont été alors évacués du centre de conférences où se tiennent les travaux du sommet.

Cette affirmation de dignité a été appréciée par les leaders et élites des différents pays du monde (Amérique latine et Asie) qui ont adressé leur félicitation aux dirigeants africains et se réjouissent que pour la première fois, l'Afrique use de sa souveraineté et fait preuve de sa volonté à ne plus se laisser dicter sa conduite.

Reste à ce que cette affirmation de souveraineté s'amplifie et qu'elle prenne toute ses dimensions politiques et économiques vis-à-vis des diktats de la France, des Etats-Unis et de l'occident. L'on rappelle, par ailleurs, que les textes régissant l'organisation de l'Union Africaine sont hostiles aux pays colonisateurs.
Avec Maurisahel
30/06/2014